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One + One (VOSTF)
Lieu
Salle de projection principale
Date
Le 13 janvier 2023
Durée
100 min
Cycles
Godard politique (1967-1976)

À partir de la fin des années 1960, Godard se fait à la fois acteur et observateur des remous de son temps. Il capte les frémissements pré-1968 comme le déclin des trente glorieuses, la société des grands ensembles et des embouteillages... Au cours de cette période marquée par sa relation avec Anne Wiazemsky, il devient de plus en plus politique tout en conservant un regard critique amusé : ainsi, les militants mao n’apprécient guère La chinoise. À partir de 1968, il se radicalise et cherche à faire du cinéma autrement : il s’essaie au pamphlet, au cinétract, au documentaire antispectaculaire, et revendique l’anonymat en fondant le groupe Dziga Vertov avec son ami maoïste Jean-Pierre Gorin. Sur le terrain, il se mobilise pour Henri Langlois, contre la guerre du Vietnam, pour la cause palestinienne… La seconde partie des années 1970 marque une nouvelle phase, alors que sa rencontre avec Anne-Marie Miéville coïncide avec son passage à la vidéo.

One + One (Sympathy for the Devil)
Réalisé par
Jean-Luc Godard
Langue
VOSTF
Mettant en vedette
Sean Lynch, Mick Jagger, Brian Jones
Pays
Royaume-Uni
Année
1968
Durée
100 min
Genre
Documentaire, musique
Format
Numérique
Synopsis

Documentaire expérimental et volontairement provoquant, One + One sort en 1968, au moment de la création du Groupe Dziga Vertov. Le film présente deux facettes qui opposent création et destruction. La première documente la création de la chanson Sympathy for the Devil. La deuxième partie du film est constituée de plusieurs scènes absurdes illustrant l'anarchie et la révolution, dans lesquelles Godard joue sur la provocation.

Le film fut remonté par les producteurs et renommé Sympathy for the Devil. Dans la version originale de Godard la chanson Sympathy for the Devil n’est jamais diffusée intégralement.

One + One (Sympathy for the Devil)

Jean-Luc Godard

Né à Paris en 1930, Jean-Luc Godard grandit au bord du lac Léman, se passionnant en premier lieu pour la peinture. Après la Seconde Guerre mondiale, qu'il passe à l'abri en Suisse, sa famille l’envoie étudier à Paris, mais Godard y fréquente surtout les ciné-clubs et la Cinémathèque française. À l’aube des années 1950, il fréquente le Ciné-club du quartier latin où il fait la rencontre décisive de Maurice Schérer (bientôt Éric Rohmer), François Truffaut, Claude Chabrol et Jacques Rivette entre autres, avec lesquels il fait ses premiers pas en tant que critique et se lance dans l’aventure des Cahiers du cinéma. Après la réalisation de quelques courts métrages, il passe au long dans la foulée de François Truffaut en réalisant en 1960 À bout de souffle, qui contribue au coup d’envoi de la Nouvelle Vague. Il ne cessera de tourner jusqu’aux années 2010, constituant au fil des décennies une œuvre exploratoire qui a toujours repoussé les limites du cinéma.

Photo : ©Bertrand Carrière | Collections de la Cinémathèque québécoise

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À propos de Jean-Luc Godard
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