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Punishment Park (VOSTF)
Lieu
Salle Fernand-Seguin
Date
Le 9 avril 2026
Durée
91 min
Cycles
Peter Watkins, visions politiques

Les premiers films de Peter Watkins visent à semer le trouble, aussi bien en mimant les techniques du documentaire pour faire grincer la fiction qu’en mettant en scène des visions terrifiantes pour interpeller les consciences et réveiller les esprits critiques. Alors que le cinéaste s’est éteint il y a quelques mois, ce petit cycle offre l’occasion de se replonger dans les débuts de cette œuvre disruptive, tant sur le plan de sa forme que de son engagement.

Punishment Park
Réalisé par
Peter Watkins
Langue
Anglais avec sous-titres français
Mettant en vedette
Patrick Boland, Kent Foreman, Carmen Argenziano
Pays
États-Unis
Année
1971
Durée
91 min
Genre
Drame, thriller
Format
Numérique
Synopsis

Dans un désert de Californie, des condamnés ont une chance de regagner leur liberté. Pour ce faire, ils doivent traverser le désert à pied, sans nourriture ni eau, et rejoindre un drapeau américain de l’autre côté, tout en évitant de se faire intercepter par des forces spéciales disposant de véhicules et d’armes... Punishment Park est un pamphlet politique qui répond au McCarren Act qui laissait place à des détentions abusives.

Punishment Park

Peter Watkins

Peter Watkins est un réalisateur, documentariste, auteur et théoricien du cinéma britannique. Il est l’un des pionniers de la docu-fiction et du documenteur (mockumentary), avec une œuvre à forte connotation politique. Ses films explorent des idées pacifistes et radicales à travers un style hors des sentiers battus. Ses réflexions se concentrent sur les médias de masse et le rapport à l’image du public, ainsi qu’à sa participation au processus cinématographique et télévisuel. Presque tous ses films mêlent des éléments dramatiques et documentaires pour disséquer des faits historiques ou des événements susceptibles de se produire dans un avenir rapproché. Le premier d'entre eux, Culloden (1964), dépeint la révolte jacobite de 1745 dans un style documentaire, comme si des reporters de télévision interviewaient les participants et les accompagnaient au combat. Un autre exemple, The War Game (1966), met en scène les conséquences d'une attaque nucléaire hypothétique sur la Grande-Bretagne. Sa réputation d'agent provocateur est amplifiée par Punishment Park (1971) un récit de conflits politiques violents aux États-Unis dont la sortie coïncida avec le massacre de Kent State. Parmi ses autres œuvres notables, citons Edvard Munch (1974), un film biographique sur le peintre du même nom, et The Journey (1987), un film-essai de 14 heures consacré au désarmement nucléaire. Le British Film Institute écrit à son sujet : « À une époque où l'emprise des médias sur nos vies et nos moyens de communication ne cesse de se resserrer, les films [de Watkins] demeurent un outil essentiel pour envisager de nouvelles formes de création visuelle, s'affirmant comme une force éclatante et captivante en soi. »

Photo : Jacques Dufresne | Collections de la Cinémathèque québécoise

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À propos de Peter Watkins
Filmographie
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