Qui êtes-vous, Polly Maggoo?
Ce photographe exceptionnel, à l'instar de Robert Frank, a immortalisé une certaine réalité de l'Amérique avant de se tourner vers le cinéma. Ses films étaient politiques, irrévérencieux, inventifs. En marge de la nouvelle-vague, il a accompagné une certaine modernité au cinéma.
Klein filme cette rue iconique de New York : marquises de théâtres, publicités, lumières, cinémas. Orson Welles dira: « C'est le premier film que j'ai vu où la couleur était absolument nécessaire. »

La vie d'un mannequin et sa relation avec les médias racontée avec verve, ironie et un imparable sens critique.

William Klein
Né à New York en 1926 de parents juifs hongrois, William Klein grandit dans la pauvreté, son père étant ruiné par la Grande Dépression. Il s’échappe grâce à la peinture, arpentant le MoMA. Après sa démobilisation à la fin de la guerre à Paris, il découvre les peintres modernes et l’abstraction, ce qui l’amène à faire ses premiers essais photographiques. Le directeur artistique de Vogue le remarque et l’engage. Klein commence à photographier New York, avec un style spontané bousculant toutes les conventions. Son premier recueil, Life is Good and Good for you in New York, rejeté par les éditeurs américains pour son audace et son anti-consumérisme, est publié en France par Chris Marker et deviendra une référence majeure. Klein photographie d’autres villes – dont Rome, alors qu’il travaille avec Fellini – tout en faisant de la photo de mode, milieu dont il fera la satire dans son film culte Qui êtes-vous, Polly Maggoo? En effet, il se tourne vers le cinéma dès les années 1960, entamant une filmographie qui a toujours témoigné de son engagement politique.






