Action ! Si un mot évoque le cinéma, la tension des tournages, la focalisation des regards, c’est bien celui-là. L’action est très souvent au cœur du cinéma populaire : Harold Lloyd suspendu aux aiguilles d’une horloge dans Safety Last! (1923), Cary Grant menacé et mitraillé par un avion dans North by Northwest (1959), Franka Potente à bout de souffle dans Cours Lola, Cours (1998)... Le western, les films de cap et d’épée, ceux d’arts martiaux ou d’aventure, les polars, tous ces genres reposent sur l’action, parfois frénétique, parfois minutieusement dosée.
Des films de Sergueï Eisenstein à Gilles Carle, de John Ford à John Boorman et Werner Herzog, en passant par Paul Verhoeven, Kathryn Bigelow, Park Chan-wook, Érik Canuel et Nicolas Winding Refn, ce cycle vous promet de passer par toute la gamme des émotions, du rire aux frissons, de la peur à la satisfaction.
Lauréat de trois prix au Palmarès du film canadien en 1970
Un montréalais, né d’une mère algonquine et d’un père canadien-français, est injustement accusé du meurtre de sa demi-sœur. Il est pris en chasse par la police, instrument de la justice blanche, et par ses demi-frères qui veulent venger leur sœur...

Gilles Carle
Gilles Carle est un graphiste plasticien, réalisateur, scénariste, monteur et producteur québécois. Il joint l'Office national du film du Canada (ONF) en 1960, où il est d'abord documentaliste, puis scénariste avant de réaliser plusieurs documentaires dont Percé on the Rocks. En 1965, il y signe son premier long métrage de fiction, La vie heureuse de Léopold Z, alors qu'on ne l'avait autorisé qu'à réaliser un documentaire. Semoncé par son employeur pour ce fait, il quitte l'ONF pour les Productions Onyx avec lesquelles il scénarise et réalise Le viol d'une jeune fille douce (1968), Red (1970) et Les mâles (1971). Il fonde ensuite les Productions Carle-Lamy avec Pierre Lamy, puis réalise entre autres La vrai nature de Bernadette (1972), mettant en vedette Micheline Lanctôt, Daniel Pilon et Willie Lamothe. Au cours des années 1980, il adapte deux classiques de la littérature québécoise au grand écran, Les Plouffe (1981) et Maria Chapdelaine (1983). Il tourne ses derniers longs métrages de fiction au cours des années 1990. Doué pour la scénarisation et la création de personnages complexes mais authentiques, fidèles à leurs réalités culturelles, l'œuvre de Gilles Carle est celle du conte, de la fantaisie et de la fable sociale amusée.
Photo : Collections de la Cinémathèque québécoise






