Santo vs. the Evil Brain
Action ! Si un mot évoque le cinéma, la tension des tournages, la focalisation des regards, c’est bien celui-là. L’action est très souvent au cœur du cinéma populaire : Harold Lloyd suspendu aux aiguilles d’une horloge dans Safety Last! (1923), Cary Grant menacé et mitraillé par un avion dans North by Northwest (1959), Franka Potente à bout de souffle dans Cours Lola, Cours (1998)... Le western, les films de cap et d’épée, ceux d’arts martiaux ou d’aventure, les polars, tous ces genres reposent sur l’action, parfois frénétique, parfois minutieusement dosée.
Des films de Sergueï Eisenstein à Gilles Carle, de John Ford à John Boorman et Werner Herzog, en passant par Paul Verhoeven, Kathryn Bigelow, Park Chan-wook, Érik Canuel et Nicolas Winding Refn, ce cycle vous promet de passer par toute la gamme des émotions, du rire aux frissons, de la peur à la satisfaction.
Ce classique culte d'action cubano-mexicain s'ouvre sur trois gangsters qui coincent El Santo dans une ruelle déserte et l'assomment. Il est ensuite emmené dans le laboratoire du docteur Campos, un savant fou, où il est transformé en serviteur docile à l'aide d'une série d'injections et de décharges électriques. Le tournage a eu lieu à la fin des années 50, dans le Cuba d'avant la révolution, et s'est achevé la veille de l'entrée de Fidel Castro à La Havane, où il a proclamé la victoire de la révolution, forçant le réalisateur à fuir prématurément (avec le négatif 35 mm non développé dissimulé dans un cercueil).

Joselito Rodríguez
Joselito Rodríguez est un réalisateur, scénariste, acteur, et producteur de cinéma mexicain. Également ingénieur du son, il inventa au début des années 1930 un procédé de cinéma sonore avec son frère Roberto, procédé qu'ils utilisèrent sur le premier film parlant de l'histoire du cinéma mexicain en 1931 : Santa d'Antonio Moreno. Joselito Rodríguez a réalisé les deux premiers films mettant en vedette El Santo, l'un des lutteurs les plus célèbres d’Amérique latine.





