Soigne ta droite
Les déboires d'un scénariste de film qui s'efforce de livrer sa dernière œuvre à un distributeur.
«Pas de nouveau cinéma sans nouveau Godard. Une méditation ironique et angoissée sur le destin de l'homme, sur la mort. Des considérations sardoniques sur l'organisation de la société. [...] Godard doit faire dire aux comédiens des bouts de textes qui sont des collages et presque des énigmes. Il sait composer son film comme une musique. Et utiliser la musique pour composer ses images.» (Serge Dussault, 1987)

Jean-Luc Godard
Né à Paris en 1930, Jean-Luc Godard grandit au bord du lac Léman, se passionnant en premier lieu pour la peinture. Après la Seconde Guerre mondiale, qu'il passe à l'abri en Suisse, sa famille l’envoie étudier à Paris, mais Godard y fréquente surtout les ciné-clubs et la Cinémathèque française. À l’aube des années 1950, il fréquente le Ciné-club du quartier latin où il fait la rencontre décisive de Maurice Schérer (bientôt Éric Rohmer), François Truffaut, Claude Chabrol et Jacques Rivette entre autres, avec lesquels il fait ses premiers pas en tant que critique et se lance dans l’aventure des Cahiers du cinéma. Après la réalisation de quelques courts métrages, il passe au long dans la foulée de François Truffaut en réalisant en 1960 À bout de souffle, qui contribue au coup d’envoi de la Nouvelle Vague. Il ne cessera de tourner jusqu’aux années 2010, constituant au fil des décennies une œuvre exploratoire qui a toujours repoussé les limites du cinéma.
Photo : ©Bertrand Carrière | Collections de la Cinémathèque québécoise






