Timbuktu
De mois en mois, le cycle récurrent Noir.e.s à la caméra permet de découvrir des œuvres réalisées ou produites par des cinéastes africain.e.s ou afrodescendant.e.s, tout au long de l’histoire du cinéma.
Non loin de Tombouctou tombée sous les joug des extrémistes religieux, Kidane mène une vie simple et paisible dans les dunes, entouré de sa femme Satima, sa fille Toya et de Issan, son petit berger âgé de 12 ans. En ville, les habitants subissent, impuissants, le régime de terreur des djihadistes qui ont pris en charge leur foi. Fini la musique et les rires, les cigarettes et même le football… Les femmes sont devenues des ombres qui tentent de résister avec dignité. Des tribunaux improvisés rendent chaque jour leurs sentences absurdes et tragiques. Kidane et les siens semblent un temps épargnés par le chaos de Tombouctou. Mais leur destin bascule le jour où Kidane tue accidentellement Amadou, le pêcheur qui s’en est pris à sa vache préférée. Il doit alors faire face aux nouvelles lois de ces occupants venus d’ailleurs…

Abderrahmane Sissako
Abderrahmane Sissako est un cinéaste et réalisateur mauritanien. Le thème principal de son œuvre est l'exil et le déplacement. Il peint l'Afrique avec des touches autobiographiques. Il reçoit le Prix FIPRESCI dans la section Un Certain Regard du Festival de Cannes en 2002 pour son film En attendant le bonheur. Il est aussi remarqué pour Bamako en 2006. En 2015, il devient le premier cinéaste africain à obtenir le César du meilleur réalisateur pour Timbuktu, qui remporte un total de sept statuettes lors de la cérémonie. Il fait partie, avec Ousmane Sembène, Djibril Diop Mambety, Souleymane Cissé, Idrissa Ouedraogo et Alain Gomis, des rares cinéastes d'Afrique subsaharienne à avoir obtenu une notoriété internationale.

À explorer

Image : Carnegie Council for Ethics in International Affaires
A cry from the heart
Sissako diversifies aspects of the event into separate fictional scenes, and finds something more than simple outrage and horror, however understandable and necessary those reactions are. He gives us a complex depiction of the kind you don’t get on the nightly TV news, even trying to get inside the heads and hearts of the aggressors themselves...





