Trois courts au féminin
Articulé autour de la Journée internationale des droits des femmes du 8 mars, ce cycle invite à s’immerger dans l’effervescence créatrice du cinéma féminin et féministe québécois des années 1970. Il réunit une séance-hommage à la réalisatrice et cofondatrice de Vidéo Femmes, Hélène Roy, suivie d’une discussion; deux projections d’œuvres indépendantes réalisées par des pionnières et récemment restaurées par la Cinémathèque québécoise; et la diffusion des six films de la série de l’ONF, En tant que femmes, présentés en dialogue avec le lancement du livre d’Olivier Ducharme, Nous ferons les films que nous voulons.
Une jeune fille de 14 ans évoque l’ennui de son milieu bourgeois et fait le procès de son père et de sa mère. Une ballade sur la montagne avec son chien est un prétexte pour voir la vie à travers les yeux de cette adolescente qui se sent étrangère au monde qui l’entoure. Les rêves de liberté d'une jeune fille de milieu bourgeois et premier film de la réalisatrice.

Ce film indépendant, réalisé par Mitsu Daudelin, Estelle Lebel et Rachel Saint-Pierre, est typique de la production militante de l’époque. Adapté d’un récit de la tradition orale, il dénonce avec humour la pauvreté et la précarité en prenant la forme d’un film musical inspiré de Berthold Brecht. La fin est particulièrement sarcastique.

Anastasie oh ma chérie est le premier film réalisé par Paule Baillargeon. Tourné dans des conditions artisanales, terminé en 1977, ce moyen métrage raconte l’histoire d’une jeune artiste qui s’aménage un espace de liberté dans l’appartement où elle vit seule, refusant les rôles d’épouse et de mère. Son comportement désespère son mari, qui alerte les autorités. C’est alors que les différentes sphères du pouvoir s’activent pour ramener Anastasie dans le « droit chemin ».

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