Géants, fées, magiciens, fantômes, dragons et monstres de toutes sortes... Voilà ce que votre Cinémathèque vous offre cet été ! Depuis Méliès, les cinéastes se sont emparés du potentiel fantastique du cinéma, donnant naissance à d’infinies fantasmagories, à un spectacle extraordinaire où l’irréel devient réel. Entamez votre voyage vers la fantaisie et les vastes espaces de l’imaginaire : quelle que soit votre génération, les monstres et les merveilles qui ont peuplé votre esprit et votre enfance sont de retour en cet été 2025 !
Lauréat du Prix du jury, Festival de Cannes 1987
Alors que Niankoro s’apprête à être initié au puissant savoir des Bambaras, son père, Soma, a la vision que son fils sera la cause de sa mort. Sachant son fils menacé, la mère de Niankoro l’aide à fuir en emportant les fétiches sacrés de son père. Commence alors une traque qui culminera dans l’affrontement des deux sorciers. On a parlé de réalisme métaphysique pour qualifier ce film, point culminant dans l’œuvre imposante de Souleymane Cissé.

Souleymane Cissé
Souleymane Cissé est un réalisateur malien, considéré comme l’un des pionniers du cinéma africain de la première génération. Il a été qualifié de « plus grand cinéaste africain vivant » tandis que son film Yeelen a été désigné comme « le plus grand film africain jamais réalisé ». En 1987, il est devenu le premier réalisateur d’Afrique subsaharienne à recevoir un prix au Festival de Cannes pour ce film. Il a aussi été récompensé du Carrosse d’or à la Quinzaine des cinéastes en 2023, un hommage rendu par ses pairs pour l’ensemble de sa carrière. Ses films sont reconnus pour leurs représentations sans compromis de la violence militaire, des abus d'argent et de pouvoir, du syndicalisme et de l'emprise constante des traditions patriarcales sur les femmes et les jeunes de Bamako. Son œuvre illustre le développement du réalisme social dans le cinéma africain, incluant son évolution éventuelle vers la réappropriation des traditions.






