Zazie dans le métro
Ce cycle récurrent est l’occasion de voir ou revoir sur grand écran des classiques de l’histoire du cinéma ou des films représentatifs de certaines cinématographies nationales, tendances ou époques.
En compagnie de sa mère, Zazie, une gamine de dix ans, débarque à Paris, gare de Lyon, où l’attend son tonton Gabriel avec qui elle passera trente-six heures. «Avec originalité et invention, Malle mêle genres (dessin animé, comédie, burlesque), styles (réaliste, onirique), et procédés narratifs (ralenti, accéléré, métaphores, ellipses) pour casser la logique de l’espace-temps et pour créer le Paris chaotique et insolite que découvre Zazie.» (Anne Kieffer, 1990)

Louis Malle
Louis Malle est un cinéaste français. Il fait ses débuts en plein essor de la Nouvelle Vague, un mouvement avec lequel il partage d’abord plusieurs caractéristiques avant de tracer sa propre voie. Il réalise son premier long métrage de fiction, Ascenseur pour l’échafaud (1958), à l’âge de 25 ans. Mettant en vedette Jeanne Moreau et Maurice Ronet, le film joue sur les codes du film noir et remet en cause la dramaturgie du cinéma classique. Avec des films comme Les amants (1958) et Le voleur (1967), il s’attaque à la bourgeoisie et à l’élite politique, ses cibles favorites. Malle tourne également de nombreux documentaires, dont L’Inde fantôme : réflexions sur un voyage (1969), une série en sept épisodes. Après la controverse suscitée par Le souffle au cœur (1971) et Lacombe, Lucien (1974), il s’expatrie aux États-Unis, où il réalise plusieurs films avant de revenir en France. C’est alors la consécration de sa carrière avec Au revoir les enfants (1987). Marquée par la fluidité de son récit et la sobriété de sa mise en scène, cette œuvre est est considérée comme la plus émouvante et personnelle de sa carrière. Elle reçoit un triomphe critique et public, puis obtient plusieurs récompenses : le Lion d’or à Venise, le prix Louis-Delluc et sept Césars, dont ceux du meilleur film et du meilleur réalisateur. Il confiera d’ailleurs que c’est cette histoire tragique qui l’a poussé vers le cinéma.






