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Le 24 août 2023

Pascal Plante, qui lance cet été son nouveau long métrage Les chambres rouges au Festival de Karlovy-Vary et à Fantasia, se distingue par son talent de réalisateur et son sens aigu de la mise en scène. Cet ancien étudiant de l’Université Concordia est aussi un cinéphile possédant la capacité d’analyser le travail des cinéastes pour mettre en évidence ce qui en fait leur force, leur puissance et leur singularité. Durant le confinement, il s’était livré avec brio à un exercice consistant à commenter en voix off une scène d’Europa ’51, de Roberto Rossellini, pour, écrivait-il, « professer publiquement mon amour pour ce type de mise en scène économe, mais ultra-efficace ». Son intervention était limpide et éclairante. À l’occasion de notre 60e anniversaire, nous avons saisi la balle au bond en conviant ce réalisateur cinéphile à commenter en direct ce classique du néoréalisme italien. Pascal Plante nous fera découvrir le génie de Rossellini en guidant notre regard. Par la même occasion, nous en apprendrons davantage sur ce qui le passionne, l’enthousiasme et constitue peut-être pour lui une source d’inspiration.

Dans le cadre du 60e de la Cinémathèque québécoise

Pascal Plante

Pascal Plante est un cinéaste montréalais dont le plus récent long métrage, Les chambres rouges, a été retenu en sélection officielle du festival de Karlovy-Vary et de Fantasia en 2023. Diplômé de l’Université Concordia, il a écrit et réalisé de nombreux court métrages, incluant Blonde aux yeux bleus (Meilleur court métrage canadien, VIFF 2015), Nonna (Slamdance 2017) et Blast Beat (Slamdance 2019). Son premier long métrage de fiction, Les faux tatouages, a remporté le Grand prix Focus Québec/Canada au FNC 2017 et a été sélectionné à la Berlinale 2018 alors que Nadia, Butterfly a été retenu en sélection officielle du Festival de Cannes en 2020. Pascal se décrit comme un cinéphile devenu cinéaste de fiction aux tendances de documentariste.

Photo : Danny Taillon, Gracieuseté d'Entract Films