Hommage à Gabor Szilasi (1928-2026)
Présentée une première fois en nos murs en 2004, dans le cadre de l'exposition Face à face, Gabor Szilasi photographie le cinéma, la série propose des portraits de cinéastes associés à l’appareil (une caméra, le plus souvent), offrant un commentaire de biais sur la singularité du maniement de l’objectif. Ces portraits témoignent aussi dans leur simplicité même de la faculté du photographe à recomposer dans l’image la présence du créateur dans l’anticipation de son geste, où il activera la caméra pour un plan dont on ne perçoit que l’angle, sans effacer le mystère qui perce peu avant le déclic. Nous ajoutons à cette série un portrait du cinéaste hongrois Béla Tarr, réalisé à Montréal en 1987 par Gabor Szilasi.
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En-tête : Portrait de Béla Tarr et Agnès Hranitzky, 1987, Hongrie. Collections de la Cinémathèque québécoise.

Portrait de Marielle Nitoslawska réalisé pour l'exposition Face à face, Gabor Szilasi photographie le cinéma. Hiver 2004. Collections de la Cinémathèque québécoise.

Portrait d'André Turpin réalisé pour l'exposition Face à face, Gabor Szilasi photographie le cinéma. Hiver 2004. Collections de la Cinémathèque québécoise.
Gabor Szilasi
Né en 1928 à Budapest, Gabor Szilasi pose caméra et bagages au Canada en 1957, fuyant la révolution hongroise avec son père Sandor. Il travaillera à l’Office du film du Québec de 1959 à 1971, découvrant autant le Québec rural que la métropole. À travers les différentes séries qu’il réalise aux 4 coins de la province (mettant en lumière la Beauce, l’Abitibi, Lotbinière et Charlevoix—séries qui forment un ensemble cohérent documentant le Québec rural des années 1970), Gabor pose un regard unique teinté de sensibilité et de curiosité sur sa terre d’accueil devenant, à sa façon, le Pierre Perrault de la photographie contemporaine canadienne. De ses différentes séries, il montre la même fidélité dans le choix de ses sujets, regroupés autour de son thème de prédilection, « l’étude de l’homme et de son habitat ». Nous retrouvons ici l'humaniste qui se sert de la photographie pour témoigner de son époque et surtout, pour établir des contacts avec les gens. Gabor est devenu, au fil du temps, une figure emblématique de la communauté artistique québécoise et canadienne. Son engagement envers son art a influencé toute une génération d’artistes et de photographes.
Photo : Graciseuseté de Maison4tiers





