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Un Jardin la nuit de Caroline Hayeur et D. Kimm - à la Cinémathèque du 12 décembre au 13 février

3 décembre 2024

La Cinémathèque québécoise, en collaboration avec Les Filles électriques, est heureuse de présenter l’installation UN JARDIN LA NUIT, une création de la photographe Caroline Hayeur et de l’artiste interdisciplinaire D. Kimm. Les artistes ont filmé de nuit avec des caméras infrarouges sur une période de cinq ans dans la campagne près du village de Montcerf et dans un jardin de Montréal. D’autres scènes poétiques mettant en scène des objets et des personnages ont aussi été tournées dans la nature. Il en résulte un objet d’une étrange beauté et un accès privilégié à un monde secret, porté par la musique onirique et festive de Guido Del Fabbro.

La nuit tombe et le jardin si paisible et accueillant se transforme en un lieu mystérieux. Que font les fleurs et les petites bêtes durant la nuit ? À quoi ressemble le jardin éclairé par la lune ? Il y a des milliers d’insectes qui fourmillent et ce bruit étrange... C’est un chevreuil, un esprit ou... le chat de la voisine ?

Résolument optimiste, marquée par une expérience de terrain depuis le début des années 90, Caroline Hayeur explore les questions du corps social : convivialité, partage et différences. Sa quête est celle des lieux et des formes de socialisation — amicale, filiale, communautés plurielles. Le mouvement, la danse et le geste font partie de ses thématiques récurrentes pour tenter de saisir l’essence des rapports humains. La photographe a développé une capacité d’approcher des inconnu·e·s dans leur environnement intime et de les mettre en confiance dans un dialogue fécond. Elle agit telle une anthropologue visuelle et sa démarche peut être qualifiée d’ethnologie du quotidien : Humanitas (2010), Adoland (2014), Radioscopie du dormeur (2022-24). Depuis 2003, l’artiste ajoute à sa pratique les arts médiatiques élargissant ses recherches à l’image animée et la dimension sonore en multipliant les projets de collaboration : Mapping Territories (2006), Dans la forêt (2010), Abrazo (2016), Le Poids du lieu — chorégraphie virtuelle en trois temps (sélection officielle, FIFA 2024).

Artiste interdisciplinaire qualifiée d’inclassable, D. Kimm est fondatrice et directrice de la compagnie Les Filles électriques qui produit le Festival Phénomena et qui a produit le Festival Voix d’Amériques de 2002 à 2011. Active sur la scène culturelle depuis 1987, elle a publié quatre recueils poétiques, trois albums de poésie musique et présenté des dizaines de spectacles solos ou collectifs. Elle a aussi coréalisé trois courts métrages : En attendant Corto Maltese (2007) et Si tu veux me garder, tu dois t’éloigner (2008), en collaboration avec le regretté Patrice Duhamel, et Mlle Clara dompteuse de lapins (2010), en collaboration avec Brigitte Henry. Son spectacle interdisciplinaire La Mariée perpétuelle a été présenté à Montréal (2009-2011) et en tournée en Espagne (2012). Son spectacle jeune public, Comment j’ai appris à parler aux oiseaux, a été présenté au Festival Les Coups de théâtre (2016), au Festival Petits Bonheurs (2017), au Centre national des arts (2018) et en tournée dans les Maisons de la Culture à Montréal (2019-2020). D. Kimm fut aussi directrice artistique du Festival de littérature de l’Union des écrivains et écrivaines québécois (UNEQ) de 1995 à 1998.

L’exposition sera présentée dans la salle Norman-McLaren et le foyer Luce-Guilbeault de la Cinémathèque québécoise du 12 décembre au 13 février.

Le vernissage aura lieu le 11 décembre à 17 h 30, en présence des deux réalisatrices.
UN JARDIN LA NUIT est une production Les Filles électriques.