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ProgramThierry Larose : carte blanche cinéphile

September 10th, 2026
Thierry Larose : carte blanche cinéphile

À la veille du lancement de son nouvel album, Thierry Larose présente une carte blanche de trois films à la Cinémathèque. Il nous en dit un peu plus dans ce petit entretien.

Quelle place le cinéma a-t-il occupé dans votre parcours?

C’est en grande partie grâce au cinéma que j’ai pu réellement connecter avec mes collaborateurs les plus précieux. Je suis d’avis que l’aspect collectif d’un projet musical est essentiel à son développement, une notion que les gens qui œuvrent dans le domaine du cinéma connaissent très bien. Aimer un film peut devenir un signifiant personnel, ainsi qu’un point de repère artistique. Et comme bien des gens, c’est en visionnant un film que j’ai eu mon premier grand éveil musical : Lilo & Stitch (2002).

Qu’évoque pour vous l’idée de « cinéclub », que vous avez mentionné au cours de la préparation de cette carte blanche?

J’adore partager les choses que j’aime avec les gens, tout simplement. Et puis aller voir un rockdoc au cinéma, il n’y a rien de tel.

Les films de votre carte blanche portent sur des groupes de musique. Que représentent ces groupes pour vous? Et en quoi trouvez-vous que ces films se démarquent parmi les documentaires musicaux?

J’ai choisi ces trois films car c’est ce qu'ils sont d’abord et avant tout : des films. Bien sûr, ils traitent tous de musique, mais ce n’est jamais l’élément central. Ce sont pour moi trois grandes œuvres cinématographiques, trois films que je recommande à tous mes amis depuis des années. Connaître les groupes qui sont présentés au préalable est entièrement facultatif : certains fans se verront naître, d’autres remettront en question leur amour pour ces bands. Ce qui les unit est le même élément qui leur permet de se démarquer des autres films de ce genre : un côté profondément humain, sans fard et sans flafla qui est aux antipodes du glamour rock dont rêve chacun des protagonistes.

Vous avez choisi de montrer des documentaires qui explorent les relations entre les groupes et leur écosystème. Qu’est-ce qui vous touche dans ce type de récit?

Le pathétisme presque romantique que ces relations m’inspirent. Et je n’utilise pas le mot péjorativement. Cette qualité pathétique relève du sublime dans certains cas.

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Image d'en-tête tirée de Anvil: The Story of Anvil de Sacha Gervasi (2008)