From August, 24th 2020 to September, 05th 2020

Robert Morin et le confinement

S’il est un cinéaste qui, au Québec, s’est penché sur les affres et les plaies du confinement, c’est bien Robert Morin. Pour l’occasion, nous distinguons quatre œuvres qui, chacune à sa manière, abordent différentes mises en situation de personnages pris au piège d’une isolation domestique voulue ou forcée. Cet isolement les amènera plus que probablement au bord de la folie, thème cher à Morin.

Une analyse rapide nous montre que cette situation circonstancielle est aussi l’illustration de leur isolement social. Et que celui-ci leur vient de leur misère, fruit de leur incapacité à prendre le dessus sur leur destinée, qu’ils soient victimes d’une contrainte des règlements du Bien-être social dans Le Voleur vit en enfer, des manipulations d’un étrange hôte fortement inspiré par Agatha Christie dans La réception ou d’une descente de police qui tourne mal dans Quiconque meurt, meurt à douleur. Ceci sans oublier cette oeuvre limite conçue dans un CHSLD avec son propre père intitulée Petit Pow! Pow! Noël. Dans chacun des cas, ce sont les parfaits prisonniers narratifs d’un huis-clos métaphysique haut en couleur.

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