120 battements par minute
Deux films majeurs du cinéma français nous ramènent aux alentours des années 1980 et 1990, alors que la grande faucheuse du sida frappait brutalement la communauté LGBTQ+. Dans Les nuits fauves (1992), Cyril Collard, lui-même atteint, dépeint avec une sorte de lyrisme du désespoir sa condition et les dernières années de sa vie (il est décédé quelques mois après la sortie du film). Plus récemment, 120 battements par minute (2017), de Robin Campillo, revient avec fougue sur les circonstances ayant entouré la naissance et les combats du groupe militant Act Up-Paris. Au programme : émotion et le sentiment que d’autres batailles urgentes restent à être menées, car cette pandémie sévit encore.
César du Meilleur film en 2018
Début des années 90. Alors que le sida tue depuis près de dix ans, les militants d’Act Up-Paris multiplient les actions pour lutter contre l’indifférence générale. Nouveau venu dans le groupe, Nathan va être bouleversé par la radicalité de Sean.

Robin Campillo
Il a réalisé trois longs métrages : Les Revenants (2004), Eastern Boys (2013) et 120 battements par minute *(Grand Prix au 70e Festival de Cannes en 2017). Comme scénariste, il a notamment coécrit *Entre les murs réalisé par Laurent Cantet, film qui lui a valu le César de la meilleure adaptation en 2009 pour le film.










