After the Odyssey
Le Centre d’art et essai de la Cinémathèque québécoise (CAECQ) a pour mission de programmer prioritairement des documentaires et des fictions indépendantes québécoises, mais également des documentaires internationaux, des films d’animation et des films étrangers sous-titrés en français en privilégiant les occasions de rencontres entre le public et les artisans des films. Sa programmation est présentée conjointement à celle de la Cinémathèque québécoise sous la mention Nouveautés.
Au terme d’un périple dantesque, des femmes venues du Nigéria arrivent seules et de plus en plus jeunes en Italie en quête d’une vie meilleure. De la traite humaine à l’esclavage sexuel qui les attend, ce film choral propose des récits poignants mais dont la pudeur nous épargne l’insoutenable. Ces histoires d’accueillance amènent une réflexion plus large sur la migration et l’altérité, cette véritable rencontre avec l’Autre.

Helen Doyle
Helen Doyle est une scénariste et réalisatrice québécoise. La majorité de ses films sont des documentaires et plusieurs d'entre eux sont consacrés à la condition féminine. Elle utilise parfois les moyens du cinéma expérimental, de la fiction et du docufiction. En 1973, Helen Doyle s'allie à Nicole Giguère et Hélène Roy pour jeter les bases du collectif La femme et le film, qui se consacre à la diffusion et à la production de vidéogrammes réalisés par des femmes. Après quelques interventions à la télévision communautaire, le groupe produira une première bande en 1975, Philosophie de boudoir, et prendra le nom de Vidéo Femmes en 1979. C'est au sein de ce collectif qu'Helen Doyle réalise ses premières bandes, souvent en co-réalisation, abordant la condition féminine dans une perspective résolument féministe. Au milieu des années 1980, elle s'éloigne de la production vidéo pour se tourner vers le cinéma. Le rendez-vous de Sarajevo (1997) inaugure plus tard une nouvelle période dans sa filmographie, alors qu’elle met de l’avant des questions relatives à la guerre, à la barbarie et à l'engagement artistique. L'œuvre d'Helen Doyle propose une interrogation sur l'artiste dans son rapport au monde. Elle rempote le prix Albert-Tessier en 2025, la plus haute distinction réservée à un·e cinéaste au Québec.






