Au nom de la terre
Le monde paysan est souvent tiraillé : entre son caractère séculaire et l’industrialisation, la transmission des savoir-faire et les changements technologiques, les entreprises familiales et les conglomérats, la ruralité qu’elle habite et les métropoles qu’elle nourrit, les défis écologiques et ceux de la rentabilité... Autant d’enjeux que l’on retrouve dans ce cycle, qui souligne que de nombreux films québécois et français des dernières années se sont penchés sur le monde agricole, dans ce qu’il a d’essentiel, de résilient, et parfois de douloureux.
Pierre a 25 ans quand il rentre du Wyoming pour retrouver Claire, sa fiancée, et reprendre la ferme familiale. 20 ans plus tard, l'exploitation s’est agrandie, la famille aussi. C’est le temps des jours heureux, du moins au début... Les dettes s’accumulent et Pierre s’épuise au travail. Malgré l’amour de sa femme et ses enfants, il sombre peu à peu... Construit comme une saga familiale, et d’après la propre histoire du réalisateur, le film porte un regard humain sur l’évolution du monde agricole de ces 40 dernières années.

Édouard Bergeon
Édouard Bergeon est un réalisateur français. Ayant grandi sur une ferme, il partage d'abord son temps entre celle-ci, un poste de vendeur en jardinerie et des compétitions cyclistes. Il devient ensuite journaliste à France 3, puis rejoint la rédaction nationale de France 2, avant de réaliser ses premiers magazines et documentaires pour la télévision en 2008. En 2012, il signe Les fils de la terre, un documentaire qui traite du mal-être et du suicide ches les paysans français, qui servira de base à son premier long métrage de fiction : Au nom de la terre (2019). Inspiré de son histoire familiale, le film sera nommé à trois reprises aux Césars. Tout en poursuivant son œuvre documentaire, il réalise un second film de fiction, La promesse verte, en 2024.





