Au revoir les enfants
À l'occasion de la publication de Francine Laurendeau, celle qui aime (Somme toute, sous la direction de Stéphane Lépine), nous présentons quelques films qui ont frappé durablement l'esprit de cette plume marquante de la critique de cinéma au Québec.
En présence de Stéphane Lépine
Lauréat du Lion d'or, Mostra de Venise 1987
Hiver 1944. Un internat français dirigé par des prêtres semble être épargné par la Seconde Guerre mondiale, jusqu’à l’arrivée d’un nouvel élève, qui devient le voisin de dortoir du premier de la classe. Au départ rivaux, ils finissent par se lier d’amitié et partager un lourd secret.

Louis Malle
Louis Malle est un cinéaste français. Il fait ses débuts en plein essor de la Nouvelle Vague, un mouvement avec lequel il partage d’abord plusieurs caractéristiques avant de tracer sa propre voie. Il réalise son premier long métrage de fiction, Ascenseur pour l’échafaud (1958), à l’âge de 25 ans. Mettant en vedette Jeanne Moreau et Maurice Ronet, le film joue sur les codes du film noir et remet en cause la dramaturgie du cinéma classique. Avec des films comme Les amants (1958) et Le voleur (1967), il s’attaque à la bourgeoisie et à l’élite politique, ses cibles favorites. Malle tourne également de nombreux documentaires, dont L’Inde fantôme : réflexions sur un voyage (1969), une série en sept épisodes. Après la controverse suscitée par Le souffle au cœur (1971) et Lacombe, Lucien (1974), il s’expatrie aux États-Unis, où il réalise plusieurs films avant de revenir en France. C’est alors la consécration de sa carrière avec Au revoir les enfants (1987). Marquée par la fluidité de son récit et la sobriété de sa mise en scène, cette œuvre est est considérée comme la plus émouvante et personnelle de sa carrière. Elle reçoit un triomphe critique et public, puis obtient plusieurs récompenses : le Lion d’or à Venise, le prix Louis-Delluc et sept Césars, dont ceux du meilleur film et du meilleur réalisateur. Il confiera d’ailleurs que c’est cette histoire tragique qui l’a poussé vers le cinéma.





