Les projections ponctuelles intitulées À la demande générale nous permettent de répondre aux demandes spéciales de nos spectateurs, vous! Que ce soit un film d'une rétrospective que vous désirez revoir, ou une œuvre sur laquelle vous souhaitez attirer notre attention, nous sommes ouverts à toutes les suggestions. L'équipe de programmation recueille les suggestions du public et y répond dans la mesure du possible.
« L'Afghanistan des talibans n'apparaît qu'en creux dans Baran puisque toute l'action se déroule dans un chantier de construction iranien où la main-d'oeuvre illégale afghane, sous-payée, fait rouler le commerce sous les grognements des travailleurs iraniens à peine moins exploités. L'action nous parvient à travers le regard de Lateef (Hossein Abedini), adolescent iranien bagarreur et plein de sève qui persécute un temps Rhamat (Zhara Bahrami), un jeune réfugié afghan qui a pris son emploi, jusqu'à ce qu'il découvre en lui une fille déguisée. L'admiration pour son courage mais aussi la passion amoureuse se disputeront le coeur de Lateef et le transformeront à tout jamais.
Baran est un film sombre dans son traitement comme dans son thème. Sombre, car ce chantier de construction nous parvient toujours à travers le clair-obscur d'un lieu suffocant où des hommes triment dans la poussière, contribuant au climat oppressant. » (Odile Tremblay, 2002, Le Devoir)

Majid Majidi
Majid Majidi a fait ses débuts en tant que réalisateur et scénariste en 1992, avec le film Baduk, son premier long métrage qui est présenté au Festival de Cannes et qui gagne plusieurs prix en Iran. Depuis, il a écrit et réalisé plusieurs films qui ont gagné des récompenses de niveau mondial, comme Bacheha-ye āsemān (Les Enfants du ciel) en 1997. Aux États-Unis, son film Rang-e Khoda (1999) est sélectionné parmi les 10 meilleurs films de l'année en 2000 et a établi un record du box-office pour un film iranien aux États-Unis. Son long-métrage Barān (La pluie) a gagné sept récompenses au Festival du Film Fajr.





