Boudu sauvé des eaux
Le plaisir peut être une forme de dissidence : en témoigne ce cycle qui ouvre la nouvelle année en philosophant sur un ton jouissif et impertinent. Héritiers modernes de Diogène, le clochard Boudu et les punks du Grand soir dynamitent l’ordre bourgeois ou la société de consommation. En érigeant les voluptés de la paresse en art de vivre, Alexandre le bienheureux et The Big Lebowski se font quelques ennemis. Les enfants se révoltent contre les figures d’autorité du collège dans le libertaire Zéro de conduite, tandis que Ferris Bueller préfère l’école buissonnière pour découvrir le monde autrement. Chez Hal Ashby, Harold et Maude font de la vie un jeu merveilleux pour défier les conventions et la mort, puis Mr. Chance devient un oracle de la politique en expliquant simplement comment cultiver son jardin. Le mot de la fin va aux intellectuels décadents du Déclin de l’empire américain et à leur vertigineuse introspection sur l’épuisante quête du bonheur.
Un brave libraire sauve un clochard de la noyade et l'installe chez lui. Mais Boudu vient bouleverser cet univers petit-bourgeois.

Jean Renoir
Deuxième fils du célèbre peintre Auguste Renoir, ses films ont profondément marqué les mutations du cinéma français entre 1930 et 1950 avant d'ouvrir la voie à la Nouvelle Vague. Jean Renoir est l'un des premiers cinéastes à être considéré comme un auteur. Après avoir combattu dans l'armée lors de la Première Guerre mondiale, il dirige sa femme et son frère aîné dans son premier film, La fille de l'eau, en 1924. Le succès n'est pas au rendez-vous, mais le jeune Jean, passionné de cinéma, ne baisse pas les bras. Sa carrière décolle enfin avec La chienne, en 1931. La grande illusion, avec Jean Gabin, et La règle du jeu sont aujourd'hui considérés comme des chefs-d'oeuvre majeurs du cinéma mondial. Au début des années 1940, alors que la guerre est déclarée, il part s'installer à Hollywood. Il y réalise de nombreux films comme Vivre libre, L'homme du sud et Le journal d'une femme de chambre. Il revient en France au début des années 1950, puis tourne plusieurs chefs-d'œuvre comme Le carrosse d'or et French Cancan. En 1962, il tourne son dernier film pour le cinéma. En 1975, il reçoit un Oscar d'honneur pour l'ensemble de sa carrière, quatre ans avant son décès.





