Claudie Lévesque (presque tout) programme # 1
Dans la foulée de l'exposition Ritournelles, oeuvre en triple projection que nous présentons jusqu'au 12 février, nous proposons la première rétrospective de la cinéaste Claudie Lévesque. Entre cinéma expérimental et documentaire, entre les références à l'intime et l'expressivité des corps, elle dessine un sinueux parcours où le travail sur la forme s'inscrit dans une généalogie de la création au féminin (Bausch, Akerman, Deren).
Hommage à la chorégraphe et danseuse allemande Pina Bausch et clin d’œil au film de Chantal Akerman, "Un jour Pina a demandé…", le court métrage ENCORE PINA évoque à sa manière une scène bien connue d’une chorégraphie de Pina Bausch, intégrant la langue des signes, et révèle à quel point le corps est porteur d’images et de sons. (Nicole Gingras, FIFA 2018)

Petite satire de l’autoreprésentation en art vidéo.

Allégorie en plan séquence sur un décompte en rondeur, en couleur et en douceur. Pour la 40e édition du Festival du nouveau cinéma à Montréal, Vidéo Femmes invitait les réalisatrices à créer, sous le thème « 40 », de très courts métrages d’une durée maximale de 2 minutes à partir de téléphones intelligents.

Magie blanche relate des moments dans la journée d’une jeune fille, le jour de ses 13 ans, un vendredi 13… Magie blanche a été réalisé dans le cadre du 2ième Festival Montréal Super 8 dont la règle très simple consiste à tourner une seule bobine de 50 pieds, sans montage à posteriori. Les effets spéciaux et la suite des plans ont donc été effectués in camera, lors du tournage. (Réalisatrices équitables)

Le rêve éveillé d’un jeune pêcheur, surpris par la nature de sa prise. Première prise a été réalisé dans le cadre de la 3ième édition du Festival Montréal Super8 dont la règle très simple consiste à tourner une seule bobine de 50 pieds, sans montage a posteriori. L’année 2005 avait pour thème «Rêver en kodachrome» et rendait hommage à cette pellicule notoire, suspendue la même année.

Depuis Saint-Jean Terre-Neuve, une femme laisse des messages téléphoniques sur la boîte vocale d’une mystérieuse Sabrina… The Rise and Fall of a Long Distance Relationship a été réalisé dans le cadre de la 5e édition du Festival Montréal Super 8 dont la règle principale consiste à tourner une seule cartouche de 50 pieds, sans montage à posteriori. Le thème de l’année 2008 était Revanche.

Les Souliers de Dorothée utilise le mode épistolaire pour nous dévoiler l’utopie intimiste d’une femme qui s’invente plusieurs personnages. Jacqueline Demers puis Karol Baker et enfin Kirick, prennent vie et chevauchent les âges à travers l’imaginaire de Dorothée. Réalisé dans le cadre des Correspondances d’Eastman, 2005. (réalisatrices équitables)

Inspiré des œuvres de Maya Deren, L’ACTE EN VERT évoque de manière poétique, un rituel de transformation. Une jeune femme passe de l’espace de sa chambre qu’elle peint en vert à la nature offerte au coucher du soleil, un soir d’été.

Claudie Lévesque
Claudie Lévesque obtient un baccalauréat en cinéma de l’Université Concordia en 1991. Depuis 1996, elle se consacre aux arts médiatiques en tant qu’artiste et travailleuse culturelle auprès des centres d’artistes Les Films de l’Autre et Main Film où elle réalise plusieurs courts métrages ainsi que des projets spéciaux de programmation. Ses œuvres sont présentées dans de nombreux festivals et lors de divers événements. De 2003 à 2007, elle participe au Festival Montréal Super 8 ainsi qu’à des créations dans le cadre de présentations collectives. En constance avec une approche expérimentale, elle réalise en 2011 une première œuvre documentaire intitulée Ma famille en 17 bobines. Elle siège régulièrement sur différents jurys et comités en cinéma et en arts médiatiques et elle est commissaire et chargée de projet pour des festivals et événements de diffusion tel que les 50 ans de l’art vidéo dans le cadre de Marseille – Provence 2013 Capitale européenne de la culture.





