Cruel Story of Youth
Parmi les jeunes cinéastes qui ont émergé de la « nouvelle vague » lancée par les studios Shōchiku à la fin des années 1950 pour séduire un nouveau public, Nagisa Ōshima s’imposera comme le principal fauteur de troubles. Ses choix radicaux l’amèneront ensuite à s’émanciper des studios pour poursuivre une filmographie qui, peuplée de visions inoubliables, d’individus révoltés et d’idées libres, n’a jamais cessé d’être toute à la fois complexe, audacieuse et surprenante. Présenté en collaboration avec le Festival du nouveau cinéma, ce cycle fait la part belle aux œuvres réalisés par Ōshima dès les années 1960 aussi bien qu’aux titres fameux qu’il a signés plus tardivement.
Makoto est secourue par Kiyoshi, un étudiant délinquant alors qu’elle se fait agresser. Ils deviennent amants et une relation passionnelle et destructrice, ponctuée par les accès de colère de Kiyoshi, se tisse entre eux.

Nagisa Ōshima
Nagisa Ōshima est un cinéaste, scénariste et activiste de gauche japonais, surtout connu pour son œuvre audacieuse, innovante et provocatrice, s'étendant sur une période de 40 ans. Il est considéré comme l'un des meilleurs réalisateurs japonais de tous les temps et l’une des figures les plus importantes de la Nouvelle vague japonaise aux côtés de Shōhei Imamura. Son premier film important, Cruel Story of Youth (1960), est l’un des premiers films de ce mouvement, dressant un portrait authentique de la vie sexuelle et des activités criminelles de ses jeunes protagonistes. Il fait grandir sa notoriété à l'international avec Death by Hanging (1968), un film sur la peine de mort et le sentiment anti-coréen, présenté au Festival de Cannes. Son œuvre la plus controversée reste In the Realm of the Senses (1976), un film sexuellement explicite se déroulant au Japon dans les années 1930. Les thèmes récurrents de son cinéma incluent la rébeillon de la jeunesse, la discrimination raciale et de classe, ainsi que les tabous sexuels.






