Bien que Jean-Jacques Beineix ait continué à réaliser et à produire des films par la suite (surtout des documentaires), son œuvre demeure avant tout ancrée dans les années 1980. Le cinéaste français a su incarner avec panache cette décennie au cours de laquelle il signe quatre de ses six longs métrages de fiction, dont ses plus grands succès. Sa flamboyance stylistique, qui fait écho à la culture du vidéo-clip de l’époque, avait alors suscité l’agacement de certains critiques aussi bien qu’un véritable culte générationnel. Son premier long métrage, Diva (qui a imposé l’acteur Richard Bohringer), et son film le plus célèbre, 37°2 le matin (qui a révélé la toute jeune Béatrice Dalle) sont tout désignés pour rendre hommage à ce cinéaste inclassable, alors qu’il vient de s’éteindre le 13 janvier 2022.
Un enregistrement est-il la voie d'un dévoiement ou du dévoilement d'une voix ? Une diva refuse de participer à une session d'enregistrement. Un admirateur l'enregistre à son insu, mais au vu et au su de pirates du disque. Une bande magnétique attire une contrebande économique.

Jean-Jacques Beineix
Jean-Jacques Beineix est un réalisateur, écrivain, scénariste, producteur de cinéma et metteur en scène français. Avec seulement six films à son actif, il est l'un des piliers du cinéma du look français. En 1982, il obtient le César de la meilleure première œuvre pour le film Diva et connaît son plus grand succès public, en 1986, avec 37°2 le matin adapté du roman de Philippe Djian. À partir des années 1990, il réalise et produit surtout des documentaires pour la télévision et le cinéma.

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Diva (Jean-Jacques Beineix)




