Excalibur
Géants, fées, magiciens, fantômes, dragons et monstres de toutes sortes... Voilà ce que votre Cinémathèque vous offre cet été ! Depuis Méliès, les cinéastes se sont emparés du potentiel fantastique du cinéma, donnant naissance à d’infinies fantasmagories, à un spectacle extraordinaire où l’irréel devient réel. Entamez votre voyage vers la fantaisie et les vastes espaces de l’imaginaire : quelle que soit votre génération, les monstres et les merveilles qui ont peuplé votre esprit et votre enfance sont de retour en cet été 2025 !
Pour aborder la légende du roi Arthur, John Boorman choisit de s’inspirer du livre de Thomas Malory (Le morte d’Arthur), dont il exacerbe le lyrisme par une approche ample et stylisée de la mise en scène. L’imagerie opulente qu’il déploie est à l’opposé de celles des œuvres que Bresson et Rohmer ont consacré à la même légende. Chez Boorman, la magie est au cœur de la mythologie arthurienne, de sorte que Merlin l’enchanteur et la fée Morgane occupent des rôles majeurs dans le récit.

John Boorman
John Boorman est un réalisateur, producteur, scénariste et acteur britannnique. Sa jeunesse est marquée par les bombardements de la Seconde Guerre mondiale, une épreuve qu'il évoquera plus tard dans son film La Guerre à sept ans (Hope and Glory, 1987), qui lui vaudra trois nominations aux Oscars, dont celle pour meilleur film. Son premier long métrage, Catch Us If You Can (1968), est un succès qui lui permet de partir aux États-Unis, où il réalise deux films qui lui confèrent une renommée internationale : Le point de non-retour (Point Blank, 1967) et Duel dans le Pacifique (Hell in the Pacific, 1968). En 1970, avec la comédie dramatique Leo the Last, il obtient le prix de la mise en scène au Festival de Cannes. Son film suivant, Délivrance (Deliverance, 1972), reçoit à son tour deux nominations aux Oscars. Boorman aborde ensuite la science-fiction dans Zardoz, mettant en vedette Sean Connery, une variation futuriste sur le thème du Magicien d'Oz, dont il signe également le scénario. Ces films confirment sa réputation de grand cinéaste, développant un cinéma personnel, souvent violent et pessimiste, qui, du fantastique à la science-fiction en passant par le réalisme, dépeint un monde sans dieu où l'homme, condamné à errer, est sans cesse confronté au mal. Il continuera de tourner jusqu’en 2014 avec Queen and Country, suite de La Guerre à sept ans, dans laquelle il s’inspire à nouveau de sa jeunesse.





