Ce cycle propose de revisiter, grâce à de belles copies 35 mm de nos collections, quelques films jalons des œuvres respectives de Mohsen et Samira Makhmalbaf. Le premier a été, avec Abbas Kiarostami, une figure de proue de la nouvelle vague du cinéma iranien, avant d’être forcé à l’exil par l’hostilité du régime. La seconde, sa fille, a réalisé son premier film dès l’âge de 18 ans et s’est imposée en cinq longs métrages comme l’une des plus talentueuses réalisatrices contemporaines. En plus de se pencher sur la société iranienne, tous deux ont également abordé dans leur cinéma la situation des habitants de pays voisins, comme l'Afghanistan.
Dans le sud-est de l'Iran, la tribu nomade des Kachkaïs est connue pour tisser des tapis qui portent le nom de gabbeh. Au bord d’une rivière, une jeune fille émerge des motifs de l’un de ces tapis. Elle raconte alors son histoire et comment sa famille s’est opposée à ce qu’elle rejoigne l’homme qu’elle aimait.

Mohsen Makhmalbaf
Mohsen Makhmalbaf est un scénariste, réalisateur, monteur, producteur, acteur et directeur de la photographie iranien. Il appartient à la nouvelle vague du cinéma iranien. Ses filles, Samira et Hana Makhmalbaf, sont elles aussi réalisatrices. Avant la révolution iranienne, il s'engage en politique, est arrêté et emprisonné pendant plus de quatre ans, pour n'en sortir qu'après la révolution. Il abandonne la politique, se préoccupe de culture. Il commence à écrire et tourner des films. Il publie également des livres, dix-sept à ce jour, traduits dans plus de dix langues. Ses films ont été montrés dans plus de quarante pays et ont été présentés plus de mille fois dans des festivals de films internationaux. En 2002, il avait remporté 26 prix. En 2000, l'Université de Boston lui décerne son prix spécial. En 2013, il est président du jury du 35e Festival international du film de Moscou. Deux ans plus tard, en 2015, il préside le jury du 39e Festival international du film de Hong Kong.





