Garde à vue
Ce cycle réunit quelques duos de cinéma qui s’articulent autour de la dynamique particulière du face-à-face. Celui-ci peut prendre la forme d’une cours poursuite ou d’une rencontre frontale, d’un étouffant huis-clos au long cours ou d’une spectaculaire confrontation finale. Antagonistes, doubles, adversaires ou alter ego : autant de relations troubles qui unissent et déchirent les protagonistes, entre fascination et aversion.
Précédé du court métrage Accordéon de Michèle Cournoyer
Lauréat de quatre Césars, dont meilleur scénario, en 1982
Court métrage d'animation sur une femme qui se branche au Web. Elle épouse la technologie, téléchargeant son corps et son âme vers un amant électronique. Dessinée à l'encre sépia, Accordéon est une œuvre hallucinante, d'un humour noir parfois inconfortable, dans laquelle soif de désir et déshumanisation s'entre-dévorent, non sans équivoque.

Deux fillettes ont été étranglées et violées. Les circonstances désignent comme suspect plus que probable le notaire de l’endroit. Le commissaire le convoque la nuit de la Saint-Sylvestre et un face-à-face s’engage dans le huis clos de la pièce.

Claude Miller
Claude Miller est un réalisateur, acteur et scénariste français. Il commence au cinéma en tant qu'assistant réalisateur pour des réalisateur tels que Robert Bresson et Jean-Luc Godard. Il travaille ensuite comme directeur de production pour François Truffaut, notamment pour Les deux anglaises et le continent, puis réalise ses premiers courts métrages sous son mentorat. En 1976, il réalise son premier long métrage La meilleure façon de marcher, né d'une colère contre l'intolérance raciale et sexuelle. Après un deuxième film et un passage en publicité, il réalise Garde à vue (1981), une adaptation d’un roman noir de l’écrivain britannique John Wainwright avec des dialogues de Michel Audiard, pour lequel il obtient un grand succès public et remporte le César du meilleur scénario. Il donne à Charlotte Gainsbourg ses premiers grands rôles dans L'effrontée (1985), qui remporte le Prix Louis-Delluc, et La petite voleuse (1988). En 1998, il obtient le prix du jury au Festival de Cannes pour La classe de neige. Son dernier film, Thérèse Desqueyroux, est présenté en clôture du Festival de Cannes en mai 2012.





