Hannah Arendt
La cinéaste allemande Margarethe von Trotta a été une figure majeure du nouveau cinéma allemand des années 1960-70. Elle a ensuite incarné la mouvance émancipatrice du Frauenfilm, caractérisée par la mise en scène par des réalisatrices de personnages féminins forts. Une démarche qu’elle a poursuivie avec cohérence et inspiration jusqu’à aujourd’hui, au gré d’une filmographie toujours renouvelée, abordant l’intime pour mieux parler de politique, à travers des femmes battantes plongées au cœur de l’Histoire. En collaboration avec le Goethe-Institut Montréal, nous présentons dix de ses films, incluant son tout nouveau, Ingeborg Bachmann.
La philosophe juive allemande Hannah Arendt est envoyée à Jérusalem par le New Yorker pour couvrir le procès d’Adolf Eichmann, responsable de la déportation de millions de juifs. Les articles qu’elle publie et sa théorie de « La banalité du mal » déclenchent une controverse sans précédent. Son obstination et l’exigence de sa pensée se heurtent à l’incompréhension de ses proches et provoquent son isolement.

Margarethe von Trotta
Margarethe von Trotta naît à Berlin en 1942, avant d’emménager à Düsseldorf avec sa mère à la fin de la guerre. Au début des années 1960, elle se rend à Paris, où elle découvre notamment les films d'Ingmar Bergman et de la Nouvelle Vague; elle commence à s’impliquer dans des collectifs de cinéma et dans la réalisation de courts métrages. Puis elle devient actrice, notamment dans des films de Rainer Werner Fassbinder et de Volker Schlöndorff. Elle coréalise avec ce dernier L’honneur perdu de Katharina Blum, avant de poursuivre son parcours de cinéaste en solo. Elle signe alors Le second éveil de Christa Klages, dans lequel elle affirme des thèmes que l’on retrouvera tout au long de son œuvre, en particulier ceux de la solidarité entre femmes, de l’engagement politique et de l’émergence de la violence.





