La fiancée de Frankenstein
En collaboration avec Figura (UQAM), nous vous proposons pour quelques semaines des films représentant le célèbre Frankenstein, imaginé par l’écrivaine britannique Mary Shelley. Plutôt «figure» que simple personnage, il se décline en de nombreux films, en des variations parfois fantastiques et toujours troublantes.
Pendant qu'ils sont occupés à admirer Betty, Bimbo et Koko ne se rendent pas compte que leur expérience scientifique est en train de se transformer en monstre.

Le Dr Frankenstein et sa créature ont survécu à l'incendie du moulin provoqué par la vindicte populaire. Un savant fou, le Dr Pretorius, kidnappe la femme du Dr Frankenstein, et l'oblige à tenter de nouveau l'horrible expérience, dans le but cette fois de créer un monstre féminin.
« Monstre d'humanité en quête d'amour, effrayant malgré lui, le personnage est interprété par le grand Boris Karloff, indissociable du mythe qu'il a incarné. Outre son humour exquis et sa manière de lier la solitude à l'imperfection des hommes, le film séduit par son élégance plastique. Le maquillage discret de Jack Pierce, la coiffure extravagante de la « fiancée », les accessoires bizarroïdes du labo et la composition graphique des plans - les dernières minutes ressemblent à un tableau abstrait - font de cette oeuvre un modèle de (haute) couture cinématographique. » (Jacques Morice, 2008)

James Whale
James Whale est un réalisateur britannique, connu pour avoir mis en scène les classiques de l'horreur, Frankenstein (1931), La maison de la mort (1932), L'homme invisible (1933) et La fiancée de Frankenstein (1935), ainsi que la comédie musicale Show Boat (1936). Jonglant avec les petits boulots en début de carrière, il se découvre peu à peu une passion pour le dessin et la peinture. Il n'a que 25 ans lorsque la Première Guerre mondiale éclate. Engagé dans l'armée, il est fait prisonnier par l'armée allemande. Il découvre le plaisir du théâtre amateur alors qu'il est emprisonné. Cette expérience est pour lui une révélation. Toutefois, ce n'est qu'à 40 ans qu'il a l'occasion de diriger une pièce pour la première fois, Journey's End. La pièce rencontre un tel succès qu'on lui propose de la monter à Broadway, où elle est accueilli avec triomphe, puis de l'adapter à Hollywood : abandonnant le cinéma muet, les studios californiens se tournent vers le théâtre pour trouver les dialoguistes des nouveaux films parlants. James Whale est alors engagé par Paramount. Universal lui fera ensuite confiance pour réaliser l'adaptation du roman de Mary Shelley, Frankenstein. Il réalisera une douzaine de films pour la compagnie, développant un style caractérisé par l'influence de l'expressionnisme allemand et une caméra très mobile.







