La lettre
Ce cycle récurrent est l’occasion de présenter au public des films d’époques et d’origines variées grâce à des copies 35 mm acquises au fil des ans par la Cinémathèque québécoise. Ce mois-ci, Blush de Wim Vandekeybus, une envoûtante exploration de l’inconscient et de la passion, ponctuée de numéros de danse et inspirée du mythe d’Orphée et d’Eurydice.
Adaptation du roman La Princesse de Clèves de Mme de La Fayette qui évoque les amours difficiles de Mlle de Chartres. Après un premier échec amoureux, la jeune femme en mal d'amour épouse le célèbre médecin, Jacques de Clèves. Mais rapidement elle s'éprend d'un chanteur à la mode, Pedro Abrunhosa. Cependant elle tient à rester fidèle à son mari et lui confie le secret de sa passion. M. de Clèves, qui connaît désormais ce qu'il soupçonnait déjà, se désespère et meurt rapidement. Nouvellement veuve, Mme de Clèves n'épousera pourtant pas le chanteur...

Manoel de Oliveira
Manoel de Oliveira est un réalisateur et scénariste portugais. Il commence à faire des films en 1927, lorsqu’il essaie de faire un film à propos de la Première Guerre mondiale avec des amis. En 1931, il termine son premier film, Douro, Faina Fluvial, un court documentaire sur sa ville natale, Porto, à la manière d’une symphonie urbaine. Il fait son premier long métrage en 1942 avec Aniki-Bóbó et réalise des courts métrages documentaires pour les 30 années suivantes. En 1971, Oliveira réalise son second long métrage narratif, Le passé et le présent, une satire sociale qui pose les jalons de sa carrière à venir et qui lui a vaut d'être reconnu par la communauté cinématographique mondiale. Il fait ensuite des films de plus en plus ambitieux dans les années 1970 et 1980, gagnant en reconnaissance avec la critique et remportant plusieurs prix. À partir de 1980, il devient l’un des réalisateurs les plus prolifiques et fait en moyenne un film par année passé l’âge de 100 ans. Il est alors considéré comme le plus vieux réalisateur actif au monde. Parmi ses récompenses, mentionnons le Lion d’or d’honneur qu’on lui a remis à la 61e Berlinale, la Palme d’or d’honneur qu’il a reçu en 2008 au Festival de Cannes et sa Légion d’honneur.





