La promesse
La cinéaste allemande Margarethe von Trotta a été une figure majeure du nouveau cinéma allemand des années 1960-70. Elle a ensuite incarné la mouvance émancipatrice du Frauenfilm, caractérisée par la mise en scène par des réalisatrices de personnages féminins forts. Une démarche qu’elle a poursuivie avec cohérence et inspiration jusqu’à aujourd’hui, au gré d’une filmographie toujours renouvelée, abordant l’intime pour mieux parler de politique, à travers des femmes battantes plongées au cœur de l’Histoire. En collaboration avec le Goethe-Institut Montréal, nous présentons dix de ses films, incluant son tout nouveau, Ingeborg Bachmann.
En 1961, peu de temps après l’édification du mur de Berlin, Sophie et Konrad, deux étudiants, essaient de passer à l’Ouest en empruntant les égouts, mais ils sont séparés et seule Sophie parvient à traverser. Ils réussisent à se réunir en 1968 à Prague et Sophie tombe enceinte, mais le destin les sépare encore une fois. Konrad promet à Sophie de la rejoindre, mais rien ne sera facile.

Margarethe von Trotta
Margarethe von Trotta naît à Berlin en 1942, avant d’emménager à Düsseldorf avec sa mère à la fin de la guerre. Au début des années 1960, elle se rend à Paris, où elle découvre notamment les films d'Ingmar Bergman et de la Nouvelle Vague; elle commence à s’impliquer dans des collectifs de cinéma et dans la réalisation de courts métrages. Puis elle devient actrice, notamment dans des films de Rainer Werner Fassbinder et de Volker Schlöndorff. Elle coréalise avec ce dernier L’honneur perdu de Katharina Blum, avant de poursuivre son parcours de cinéaste en solo. Elle signe alors Le second éveil de Christa Klages, dans lequel elle affirme des thèmes que l’on retrouvera tout au long de son œuvre, en particulier ceux de la solidarité entre femmes, de l’engagement politique et de l’émergence de la violence.






