Labrecque, une caméra pour la mémoire
Les anniversaires s’enchaînent mais ne se ressemblent pas ! Pour souligner les 50 ans de l’Association coopérative de productions audio-visuelles (ACPAV), nous présentons plusieurs longs métrages et un programme de courts afin de mesurer la place exceptionnelle occupée par cette organisation au sein de la cinématographie québécoise. Plusieurs cinéastes ayant contribué à leur vaste catalogue viendront présenter leurs films et parfois ceux des autres! D’André Forcier à Benoit Pilon, de Brigitte Sauriol à Pierre Falardeau, en passant par Léa Pool et Paul Tana (pour n’en nommer que quelques uns), l’histoire du cinéma au Québec s’écrit avec l’ACPAV depuis maintenant cinq décennies.
EN PRÉSENCE DU RÉALISATEUR
Ce documentaire se veut une rencontre avec Jean-Claude Labrecque. Il fait partie d’une lignée de cinéastes pionniers d’une inventivité folle qui ont défini une façon de faire le cinéma et en particulier le documentaire québécois. Notre imaginaire collectif est imprégné d’images « figées dans le temps » et fixées sur la pellicule, images qui marquent des moments importants de l’Histoire du développement social, culturel et politique du Québec moderne. Derrière la caméra se retrouvent l’oeil et le regard de Labrecque. À partir d’extraits de films tournés par Labrecque comme déclencheur de cette « conversation », le réalisateur-directeur de la photographie Michel La Veaux veut aller voir derrière l’image et nous faire découvrir la petite histoire derrière la grande. On nous révèle alors comment se sont tournées ces images et quelles astuces ont permis à Labrecque d’obtenir cette vérité qui transperce l’écran et qui fait de ces images le reflet unique de moments de notre Histoire.

Michel La Veaux
Depuis plus de 25 ans, Michel La Veaux signe les images de films autant documentaires que de fiction. Son regard sensible et sa volonté de faire des images signifiantes font de lui un directeur de la photographie reconnu pour son apport créatif tout aussi bien sur la scène nationale qu'internationale. Il définit son métier de directeur de la photographie comme étant un travail autant émotif que technique. À chaque film, il pousse davantage sa réflexion de donner sens aux images afin de toucher l'âme de l'histoire à raconter. Au cours de sa carrière, Michel La Veaux s'associe à plusieurs réalisateurs avec lesquels il entretient une relation de collaborateur de premier plan dans la continuité de leur cinéma. Trois fois finaliste pour le prix Jutra de la meilleure direction de la photographie (Trois temps après la mort d'Anna de Catherine Martin, Pour l’amour de Dieu de Micheline Lanctôt et Maria Chapdelaine de Sébastien Pilote), il remporte le prix en 2014 pour son travail sur Le démantèlement de Sébastien Pilote. En 2015, il réalise ensuite Hôtel La Louisiane, son premier long métrage documentaire bien accueilli par la critique et un succès auprès du public. En 2016, Benoît Pilon lui confie la direction de la photographie d'Iqaluit, son troisième long métrage. Il enchaine avec La disparition des lucioles qui remporte le prix Meilleure direction de la photographie pour un film canadien au Festival de Film de Whisler et Maria Chapdelaine, poursuivant sa collaboration avec Sébastien Pilote. Deleau : le cinéma en liberté est son quatrième long métrage documentaire.
Bio et photo : Sphère Films








