Disparu il y a déjà dix ans, David Bowie est pourtant toujours aussi présent dans les esprits, les oreilles et les images de la culture populaire. Il a su devenir une véritable icône, à l’aura particulière, dotée d’une voix et d’un visage fascinants. Comme si son succès musical ne suffisait pas, Bowie s’est aussi illustré à l’écran, séduisant les cinéastes par son talent et son charisme. S’il apparaît parfois pour lui-même, star de la scène, il a également su composer des rôles intrigants et d’une grande intensité. Parmi eux, Furyo, film qui fait la jonction entre ce cycle et celui qui sera consacré à Nagisa Ōshima au mois d’octobre.
Lauréat du Prix Mainichi de la meilleure réalisation pour Nagisa Ōshima en 1984
Sur l’île de Java, en 1942, un camp de prisonniers des forces alliées est dirigé avec une poigne de fer par le capitaine japonais Yonoi. Jake Celliers, un soldat anglais nouvellement arrivé, s’oppose de façon provocante à son autorité. Malgré une attirance apparente de Yonoi pour Jake, sa sévérité à son égard ne sera pas moins grande, au contraire...

Nagisa Ōshima
Nagisa Ōshima est un cinéaste, scénariste et activiste de gauche japonais, surtout connu pour son œuvre audacieuse, innovante et provocatrice, s'étendant sur une période de 40 ans. Il est considéré comme l'un des meilleurs réalisateurs japonais de tous les temps et l’une des figures les plus importantes de la Nouvelle vague japonaise aux côtés de Shōhei Imamura. Son premier film important, Cruel Story of Youth (1960), est l’un des premiers films de ce mouvement, dressant un portrait authentique de la vie sexuelle et des activités criminelles de ses jeunes protagonistes. Il fait grandir sa notoriété à l'international avec Death by Hanging (1968), un film sur la peine de mort et le sentiment anti-coréen, présenté au Festival de Cannes. Son œuvre la plus controversée reste In the Realm of the Senses (1976), un film sexuellement explicite se déroulant au Japon dans les années 1930. Les thèmes récurrents de son cinéma incluent la rébeillon de la jeunesse, la discrimination raciale et de classe, ainsi que les tabous sexuels.

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Sur notre blogue
Nagisa Ōshima : l'ébullition des années 1960
Notre cycle consacré à Nagisa Ōshima, présenté en collaboration avec le Festival du nouveau cinéma, est l’occasion de redécouvrir certains films de la première période de son œuvre, dans les années 1960, avant qu’il ne réalise ses titres fameux des décennies suivantes. Nous présentons cinq œuvres parmi cette période féconde : Cruel Story of Youth (1960), Death by Hanging (1968), Diary of a Shinjuku Thief (1969) et Boy (1969), ainsi qu’un moyen métrage qui est un film de commande, A Small Child’s First Adventure (1963).






