L’avventura
Lointaines et mystérieuses, hostiles ou voluptueuses, microcosmes infernaux ou mondes rêvés, les îles ont toujours éveillé l’imaginaire des cinéastes. Isolées par nature, elles sont bien souvent des lieux de perdition, de façon métaphorique ou littérale, propices à l’errance, à l’introspection et à l’oubli. Circonscrites par les eaux, elles sont le décor idéal de huis clos et d’aventures intenses où la mise en scène se plie aux contraintes géographiques. Alors que bien des îles réelles sont aujourd’hui en voie de perdition, nous vous proposons de revisiter quelques îles de fiction sur le rivage desquelles le cinéma s’est merveilleusement échoué.
Lauréat du Prix du jury, Festival de Cannes 1960
En croisière dans les îles Éoliennes, un jeune couple formé par Anna et Sandro et quelques-uns de leurs amis, notamment Claudia, débarquent sur un îlot rocailleux. Une conversation entre Anna et Sandro sur leur avenir conjugal tourne mal. Lorsque le groupe veut repartir, Anna demeure parfaitement introuvable. Les recherches sur l’île escarpée rapprochent alors Claudia et Sandro.

Michelangelo Antonioni
Michelangelo Antonioni est un réalisateur et scénariste du cinéma italien. Il a obtenu de nombreuses récompenses, dont l'Oscar d’honneur en 1995 et le Lion d'or pour l’ensemble de sa carrière à la Mostra de Venise 1997. Il est un des rares réalisateurs, avec Robert Altman, Henri-Georges Clouzot et Jean-Luc Godard, à avoir remporté les trois plus hautes récompenses des principaux festivals européens que sont Cannes, Berlin et Venise. Auteur de référence du cinéma moderne dès ses débuts en 1950 avec Chronique d'un amour, un film qui marque la fin du néoréalisme et la naissance d'une nouvelle ère du cinéma italien, Antonioni a écrit certaines des pages les plus intenses et les plus profondes du cinéma des années 1960 et 1970, en particulier grâce à sa célèbre Trilogie de l'incommunicabilité, composée des trois films en noir et blanc, L'avventura (1960), La notte (1961) et L'eclisse (1962), mettant en vedette sa compagne de l’époque, Monica Vitti. Avec ses œuvres formellement novatrices qui renouvellent la dramaturgie cinématographique, il est considéré comme l'auteur des premiers films qui traitent des thèmes modernes de l'incommunicabilité, de l'aliénation et du malaise existentiel.






