Le point de non-retour
Action ! Si un mot évoque le cinéma, la tension des tournages, la focalisation des regards, c’est bien celui-là. L’action est très souvent au cœur du cinéma populaire : Harold Lloyd suspendu aux aiguilles d’une horloge dans Safety Last! (1923), Cary Grant menacé et mitraillé par un avion dans North by Northwest (1959), Franka Potente à bout de souffle dans Cours Lola, Cours (1998)... Le western, les films de cap et d’épée, ceux d’arts martiaux ou d’aventure, les polars, tous ces genres reposent sur l’action, parfois frénétique, parfois minutieusement dosée.
Des films de Sergueï Eisenstein à Gilles Carle, de John Ford à John Boorman et Werner Herzog, en passant par Paul Verhoeven, Kathryn Bigelow, Park Chan-wook, Érik Canuel et Nicolas Winding Refn, ce cycle vous promet de passer par toute la gamme des émotions, du rire aux frissons, de la peur à la satisfaction.
Lors d’un vol dans la prison désaffectée d'Alcatraz, Walker est trahi par son complice Reese qui le tire avant de s’enfuir avec un butin de 93 000 dollars et la femme du pauvre homme laissé pour mort. Mais il ne l’est pas et cherchera à se venger.

John Boorman
John Boorman est un réalisateur, producteur, scénariste et acteur britannnique. Sa jeunesse est marquée par les bombardements de la Seconde Guerre mondiale, une épreuve qu'il évoquera plus tard dans son film La Guerre à sept ans (Hope and Glory, 1987), qui lui vaudra trois nominations aux Oscars, dont celle pour meilleur film. Son premier long métrage, Catch Us If You Can (1968), est un succès qui lui permet de partir aux États-Unis, où il réalise deux films qui lui confèrent une renommée internationale : Le point de non-retour (Point Blank, 1967) et Duel dans le Pacifique (Hell in the Pacific, 1968). En 1970, avec la comédie dramatique Leo the Last, il obtient le prix de la mise en scène au Festival de Cannes. Son film suivant, Délivrance (Deliverance, 1972), reçoit à son tour deux nominations aux Oscars. Boorman aborde ensuite la science-fiction dans Zardoz, mettant en vedette Sean Connery, une variation futuriste sur le thème du Magicien d'Oz, dont il signe également le scénario. Ces films confirment sa réputation de grand cinéaste, développant un cinéma personnel, souvent violent et pessimiste, qui, du fantastique à la science-fiction en passant par le réalisme, dépeint un monde sans dieu où l'homme, condamné à errer, est sans cesse confronté au mal. Il continuera de tourner jusqu’en 2014 avec Queen and Country, suite de La Guerre à sept ans, dans laquelle il s’inspire à nouveau de sa jeunesse.





