Le sang des autres
Imaginé et conçu par le cinéaste Rafaël Ouellet, ce cycle rend hommage à quelques-uns des directeurs photo du Québec s’étant distingués tant au Québec que chez les légendes du cinéma mondial. Ainsi, au fil de trois soirées sera mis en valeur la collaboration d’Yves Bélanger avec Clint Eastwood, de Richard Ciupka avec Claude Chabrol, puis de Pierre Mignot avec Robert Altman. Chaque projection sera suivie d’une discussion entre le directeur photo invité, Rafaël Ouellet et le public. Un cycle qui permet de prendre la mesure de l’immense talent de nos artisans.
Suivi d'une discussion avec le directeur photo Richard Ciupka et le cinéaste Rafaël Ouellet
Nous sommes en 1938, à Paris, où la guerre menace. Hélène, styliste dans une maison de couture, vit une relation amoureuse perturbée par les préoccupations politiques de son ami, Paul. Un jour, par curiosité et par dépit, elle devance Paul à un rendez-vous qu’il a avec un syndicaliste. Et elle rencontre Jean. L’amour naît, fulgurant, impossible. Hélène va tout faire pour garder Jean, quitte à l’arracher à son idéal. Mais c'est l’univers de Jean qui se referme sur elle. Adapté d'un roman de Simone de Beauvoir.

Claude Chabrol
Claude Chabrol est un réalisateur français, également producteur, scénariste, dialoguiste et acteur à l'occasion. Membre de la génération de la Nouvelle Vague, il est d'abord critique de cinéma, puis producteur, avant de passer à la réalisation. Il se distingue par son style sarcastique et sa grande connaissance du cinéma. Il réalise plus de 70 films en plus de 50 ans de carrière, alternant entre la comédie de mœurs et le drame, en passant par le film noir, le film de genre et le documentaire. Admirateur d'Alfred Hitchcock, Howard Hawks et Jean Renoir ainsi qu’un amateur de romans policiers et d'humour grinçant, Claude Chabrol adore décrire l'hypocrisie et les turpitudes de la bourgeoisie, souvent provinciale, avec ses vices et ses scandales camouflés sous une façade respectable. Son œuvre est une condamnation d'une bourgeoisie avide d'argent et crispée sur les apparences. Il est l'un des rares metteurs en scène dont le style et l'esprit ont donné naissance à un adjectif fondé sur son patronyme (« chabrolien ») passé dans le langage courant et reconnu par certains dictionnaires et encyclopédies. Ses films et ses interprètes ont obtenu de nombreux prix dans les festivals internationaux. Sa carrière est couronnée par le prix René-Clair de l'Académie française en 2005, la Caméra de la Berlinale en 2009 et le Grand prix de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques en 2010.
Photo : Robert Del Tredici | Collections de la Cinémathèque québécoise





