Les grandes ondes (à l’ouest)
Cinéaste prolifique, auteur d'une trilogie dont le dernier volet sera présenté dans le cadre de cette rétrospective pour la première fois au Québec, Lionel Baier est l'une des figures actuelles du cinéma suisse francophone. Son œuvre, à la fois politique et intime, témoigne aussi d'un souci de renouvellement formel en prise sur la réalité de son temps.
En présence de Lionel Baier
Présenté dans le cadre du Festival CINÉMANIA
Avril 1974. Deux journalistes de la radio sont envoyés au Portugal pour réaliser un reportage sur l’entraide suisse dans ce pays. Bob, technicien proche de la retraite, les accompagne à bord de son fidèle combi VW. Mais sur place, rien ne se passe comme prévu : la tension est à son comble entre Julie, féministe, et Cauvin, reporter de guerre roublard. La bonne volonté de Pelé, jeune traducteur portugais, n’y fait rien : la petite équipe déclare forfait. Mais le vent de l’Histoire pousse le Combi VW en plein cœur de la Révolution des Œillets, obligeant cette équipe de Pieds nickelés à prendre part, et corps, à cette folle nuit du 24 avril 1974.

Lionel Baier
Lionel Baier est un réalisateur suisse né à Lausanne en 1975. Sa filmographie alterne fictions et documentaires de formats divers. Entre 1996 et 2000, il est le premier assistant de divers cinéastes, dont Jacqueline Veuve et Jean-Stéphane Bron. Il réalise son premier court métrage, Mignon à croquer, en 1999, mais c'est son premier long métrage, Celui au pasteur (2000), un documentaire sur son père, qui le fait connaître. En 2004, il signe son premier film de fiction, Garçon stupide, puis une tétralogie de films consacrée à l'Europe vue sous l'angle des quatre points cardinaux. En 2015, son film La vanité, une comédie sur le suicide assisté, est nommé à quatre reprises aux Prix du cinéma suisse. En 2025, il sort le film La cache, présenté à Montréal dans le cadre du Festival de films francophones CINÉMANIA.








