Les sept samouraïs
Action ! Si un mot évoque le cinéma, la tension des tournages, la focalisation des regards, c’est bien celui-là. L’action est très souvent au cœur du cinéma populaire : Harold Lloyd suspendu aux aiguilles d’une horloge dans Safety Last! (1923), Cary Grant menacé et mitraillé par un avion dans North by Northwest (1959), Franka Potente à bout de souffle dans Cours Lola, Cours (1998)... Le western, les films de cap et d’épée, ceux d’arts martiaux ou d’aventure, les polars, tous ces genres reposent sur l’action, parfois frénétique, parfois minutieusement dosée.
Des films de Sergueï Eisenstein à Gilles Carle, de John Ford à John Boorman et Werner Herzog, en passant par Paul Verhoeven, Kathryn Bigelow, Park Chan-wook, Érik Canuel et Nicolas Winding Refn, ce cycle vous promet de passer par toute la gamme des émotions, du rire aux frissons, de la peur à la satisfaction.
Lauréat du Lion d'argent, Mostra de Venise 1954
Entracte de 10 minutes
Dans un village japonais au XVe siècle, sept samouraïs désintéressés mettent leur courage et leur savoir à la disposition des paysans dont les récoltes sont menacées par des voleurs qui pillent la région. Le sommet du cinéma de Kurosawa.

Akira Kurosawa
Akira Kurosawa est un réalisateur, producteur, scénariste et monteur japonais. Il est considéré comme l'un des cinéastes les plus célèbres et influents de l'histoire du cinéma. En 57 ans de carrière cinématographique, il a réalisé plus de trente films. Après une brève expérience de peintre, il entre dans l'industrie cinématographique japonaise en 1936 en tant qu'assistant réalisateur et scénariste. Il fait ses débuts en tant que réalisateur pendant la Seconde Guerre mondiale avec le film d'action populaire La légende du grand judo (1943). Son huitième long métrage, L'ange ivre (1948), est acclamé par la critique, consolidant sa réputation. Ce film marque les débuts de sa collaboration avec l'acteur Toshirō Mifune, qui va tourner dans seize de ses films. Pour Rashōmon (1950), Kurosawa reçoit le Lion d'or à la Mostra de Venise. Cette récompense inattendue permet au film d'être diffusé en Europe et en Amérique du Nord. Son succès public et critique ouvre les portes de l'Occident au cinéma japonais et permet à d'autres cinéastes japonais d'obtenir une reconnaissance internationale. Des années 1950 au début des années 1960, Kurosawa réalise environ un film par an, dont Ikiru (1952), Les sept samouraïs (1954) et Yojimbo (1961). Il devient moins prolifique au début des années 1970, mais ses œuvres tardives — dont Kagemusha, l'ombre du guerrier (1980) et Ran (1985) — continuent de remporter des prix, dont la Palme d'or au Festival de Cannes pour le premier. En 1990, il reçoit l'Oscar d'honneur « pour l'ensemble de ses réalisations qui ont inspiré, ravi, enrichi et diverti le public mondial et influencé les cinéastes du monde entier ».






