L'homme des vallées perdues
Dresser des listes est une activité dont sont friands les cinéphiles. Tous les ans, ce même rituel : compilation des dix meilleurs films, avec analyses comparées, débats, discussions enflammées. Mais qu’en est-il de la liste ultime des films les plus marquants de l’histoire du cinéma? C’est-à-dire ces films qu’il faut avoir vus, ceux qui ont transformé à jamais l’art du cinéma, mais aussi notre manière de voir une culture, d’appréhender le monde autant que sa propre vie? Ce programme fait le pari de répondre en partie à ce défi avec près de quatre-vingts films, produits entre 1916 et 1960, en attendant vos listes!
Un cavalier solitaire, Shane, est hébergé par une famille de fermiers. L’épouse, le jeune fils et le voisinage ne tardent pas à tomber sous le charme de ce nouveau venu qui manie aussi bien les outils agricoles à la ferme que le revolver face à une bande de violents ranchers.

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George Stevens
George Stevens est un réalisateur, producteur, scénariste et directeur de la photographie américain. Il a remporté l'Oscar du meilleur réalisateur pour les films A Place in the Sun (1951) et Giant (1956). Né à Oakland, en Californie, il travaille pour la troupe de théâtre itinérante de ses parents en tant qu'enfant acteur et que régisseur. Lorsque le théâtre est remplacé cinéma, ses parents déménage à Los Angeles. À 17 ans, il est engagé comme assistant caméraman pour travailler sur de nombreux films produit par Hal Roach. En trois ans, il devient caméraman sur la série Our Gang. Impressioné par ses connaissances visuelles, Roach l'engage ensuite pour réaliser plusieurs épisodes de la série The Boy Friends. Stevens se joint ensuite à la Universal avant de travailler pour RKO Pictures. Il y réalise plusieurs films de genre, dont Alice Adams (1935) mettant en vedette Katharine Hepburn; Swing Time (1936) avec Fred Astaire et Ginger Rogers; ainsi que Gunga Din (1939) avec Cary Grant. En 1941, pendant la Seconde Guerre mondiale, il joint l'armée américaine et y dirige l'unité cinématographique. Se servant de sa caméra personnelle, il filme des images couleur de la libération de Paris et du camp de concentration de Dachau. Il retourne ensuite à Hollywood pour diriger des films plus sérieux, en commençant par I Remember Mama (1948). Entre 1951 et 1956, il réalise sa triglogie américaine qui inclut les films A Place in the Sun (1951), Shane (1953), et Giant, avec de se concentrer sur deux films biographiques, The Diary of Anne Frank (1959) et The Greatest Story Ever Told (1965). Il signe un dernier film, The Only Game in Town, avec Elizabeth Taylor et Warren Beatty en 1970.






