L'homme qui tua Liberty Valance
Ce cycle récurrent est l’occasion de voir ou revoir sur grand écran des classiques de l’histoire du cinéma ou des films représentatifs de certaines cinématographies nationales, tendances ou époques.
Précédé du court métrage Cavalerie étourdie de Patrick Doyon
Une bobine 8 mm d'un western hollywoodien reprend vie. Au premier son du clairon, la cavalerie charge, rapide et chaotique, tandis que le film peine à suivre le rythme. Il ondule, tremble et s'emmêle, pris dans le chaos des coups de feu et du tonnerre des sabots au galop.

Le sénateur Stoddard est surpris par un journaliste aux obsèques d’un cowboy inconnu. Au fil de la discussion, Stoddard raconte son arrivée dans l’Ouest et ses démêlés avec le célèbre bandit Liberty Valance. Duel au sommet entre deux légendes : John Wayne et James Stewart.

John Ford
Fils d’immigrants irlandais, John Ford naît John Feeney en 1894 dans le Maine. En 1914, il part pour la Californie où il commence une carrière d’acteur aux côtés de son frère, l’acteur et réalisateur Francis Ford, auquel il emprunte son patronyme professionnel. Les années suivantes, il se forme sur les plateaux comme assistant-réalisateur et caméraman, avant de commencer à réaliser. Après avoir tourné des dizaines de films muets, dont beaucoup ont disparu depuis, il confirme son succès lors du passage au parlant et cofonde la Screen Directors Guild en 1935. À partir de Stagecoach en 1939, il enchaîne les classiques et devient célèbre en particulier pour ses westerns. Pendant la Seconde Guerre mondiale, Ford crée la Field Photographic Branch, mettant à contribution les talents d’Hollywood pour documenter les combats (il y perd un œil), le débarquement, les camps de la mort et le procès de Nuremberg. Après la guerre, il recommence à réaliser des films de fiction tout en s’opposant au maccarthysme. Il continue de tourner à un rythme soutenu jusqu’aux années 1960, additionnant des chefs-d’œuvres aux accents de plus en plus humanistes.





