Ma nuit chez Maud
À l'occasion de la publication de Francine Laurendeau, celle qui aime (Somme toute, sous la direction de Stéphane Lépine), nous présentons quelques films qui ont frappé durablement l'esprit de cette plume marquante de la critique de cinéma au Québec.
Après un long séjour à l'étranger, un ingénieur catholique rentre chez lui à Clermont-Ferrand. Le jour de Noël, il fait la connaissance de Maud, une jeune femme récemment divorcée. Mais le coeur de l'ingénieur est ailleurs.

Éric Rohmer
Né en France en 1920 sous le nom de Maurice Schérer, Éric Rohmer se passionne très jeune pour la littérature. Après avoir effectué des études de lettres classiques, obtenu un diplôme d’enseignant et aspiré à devenir écrivain, il commence à animer le Ciné-Club du Quartier Latin à Paris, où il rencontre Jean-Luc Godard et Jacques Rivette. Il écrit à la Revue du cinéma avant de fonder la Gazette du cinéma, puis de rejoindre les tout jeunes Cahiers du cinéma en compagnie de la Nouvelle Vague naissante. Il en deviendra le rédacteur en chef de 1957 à 1963. Dès le début des années 1950, il désire passer à la réalisation et tourne plusieurs courts métrages avant de signer son premier long, Le signe de lion, en 1959. Mais ce n’est que dix ans plus tard, au fur et mesure qu’il étoffe sa série des Six contes moraux, qu’il rencontre le succès. En 1962, il co-fonde également les Films du Losange avec Barbet Schroeder et Pierre Cottrell. Des années 1960 à 2000, Rohmer a constitué une œuvre hors norme, animée par un esprit toujours indépendant, ce qui le classe à part au sein d’une Nouvelle Vague dont il a pourtant été une figure de proue.
Photo : Collections de la Cinémathèque québécoise






