Maria Candelaria
Inspirés par la nord-américanité au cinéma, nous nous penchons sur un corpus oublié, enfoui dans nos archives : il s'agit des mélodrames mexicains, réalisés dans les années 1940 et 1950. Avec son lot de stars (Maria Felix en tête), le Mexique a établi un véritable système, porté par un même genre et l'excès des sentiments. La rareté des films est la raison pour laquelle la plupart des titres de ce cycle seront présentés en version française.
Programmé avec la collaboration de Marie-Laure Poiré Bleau.
Avant la Révolution, deux pauvres indigènes ne peuvent s'épouser. La maladie et l'hostilité du village les en empêchent.
« Le lyrisme plastique et l'indigénisme trouvent un cadre privilégié dans les méandres fleuris de Xochimilco. Primé à Cannes, ce film apporta la consécration à l'esthétique de Fernández. Les images de Gabriel Figueroa confèrent à ce mélodrame paysan l'allure d'une tragédie classique. Des ciels magnifiques, toujours présents et que le noir et blanc rend encore plus beaux, créent une impression d'intemporalité. Le récit très simple concocté par Fernández s'élève à l'universalité.» (Luc Perreault, 1994)

Emilio Fernández
Emilio Fernández est un réalisateur, scénariste, acteur et producteur né dans le Nord du Mexique d'une mère kickapoue et d'un père colonel d'une des armées de la révolution mexicaine de 1910. Son implication dans les événements révolutionnaires du Mexique le contraint à fuir son pays et rejoindre les États-Unis en 1923, après l'échec d'un putsch révolutionnaire mené par Adolfo de la Huerta. Il s'installe alors à Hollywood et y travaille comme figurant. Il sera notamment la doublure de l'acteur Douglas Fairbanks. Considéré comme l'un des plus grands réalisateurs mexicains du XXe siècle, il remporte la Palme d'or au Festival de Cannes en 1946 pour son film María Candelaria.






