Messidor
Ce cinéaste suisse féru de politique, d'histoire et de sociologie a marqué son temps et plusieurs générations de cinéphiles. Nous programmons deux de ses films qui chacun à leur manière font un pas de côté dans son parcours d'ensemble : l'un est une observation de la société et des moeurs, précise et froide (Messidor), tandis que l'autre, solaire et radical, lorgne du côté du cinéma de la balade ou de l'errance (Dans la ville blanche).
Deux jeunes filles se rencontrent au hasard de l'auto-stop et partent à l'aventure, traversant la Suisse, guidées par le hasard.

Alain Tanner
Né en 1929 en Suisse, Alain Tanner étudie à l’Université de Genève, où il se passionne plus pour le Ciné-club qu’il fonde avec Claude Goretta que pour son cursus en sciences économiques. Il rejoint ensuite la marine marchande pendant deux ans, puis s’installe à Londres. Il commence alors à travailler au BFI et rencontre les documentaristes du Free Cinema, mouvement qui lui inspire son premier court métrage, Nice Time, coréalisé avec Goretta en 1957. De retour en Suisse, il fonde au cours des années 1960 l’Association suisse des réalisateurs et le Groupe 5, collectif de cinéastes qui deviennent les pionniers de la Nouvelle Vague dans leur pays. Il réalise des documentaires avant de signer son premier long métrage de fiction en 1969, Charles mort ou vif, film imprégné par l’esprit de 1968. Des années 1970 aux années 2000, Tanner tourne une vingtaine de films. En 1981, il remporte le Grand Prix du festival de Cannes avec Les années lumière.






