Montparnasse 19
Dresser des listes est une activité dont sont friands les cinéphiles. Tous les ans, ce même rituel : compilation des dix meilleurs films, avec analyses comparées, débats, discussions enflammées. Mais qu’en est-il de la liste ultime des films les plus marquants de l’histoire du cinéma? C’est-à-dire ces films qu’il faut avoir vus, ceux qui ont transformé à jamais l’art du cinéma, mais aussi notre manière de voir une culture, d’appréhender le monde autant que sa propre vie? Ce programme fait le pari de répondre en partie à ce défi avec près de quatre-vingts films, produits entre 1916 et 1960, en attendant vos listes!
Les derniers moments du peintre Modigliani, dans l’effervescence artistique de Montparnasse à la veille des années 1920. Malgré l’alcool, la misère et la déchéance, Jeanne, sa dernière compagne, l’aime et le soutient.

Jacques Becker
Jacques Becker est un réalisateur et scénariste français, père de Jean Becker. Réalisés dans les années 1940 et 1950, ses films englobaient une grande variété de genres et étaient admirés par certains des cinéastes à l'origine du mouvement de la Nouvelle Vague. Il entreprend le tournage de son premier film, L’or du Cristobal, à l’aube de la Seconde Guerre mondiale, mais celui-ci est interrompu faute d’argent. Il sera complété par Jean Stelli alors que Becker sera mobilisé. Fait prisonnier de guerre, Becker tourne le premier de trois films fait sous l’Occupation, Dernier atout (1942), à son retour à Paris. Après la guerre, il tourne plusieurs comédies, dont Antoine et Antoinette, Grand prix au Festival de Cannes 1947, et Rendez-vous de juillet (1949), qui lui vaut le prix Louis-Delluc. En 1960, il termine le montage de l'un de ses plus beaux films, son dernier : Le trou.
Photo : Sam Lévin | Collections de la Cinémathèque québécoise






