Mouna ou le rêve d'un artiste
Ce cycle récurrent est l’occasion de voir ou revoir sur grand écran des classiques de l’histoire du cinéma ou des films représentatifs de certaines cinématographies nationales, tendances ou époques.
Épuisé par des années de difficultés financières, un sculpteur de masques africains perd la raison au moment où son art devient objet de commerce. Les œuvres du sculpteur retrouvent subitement une âme et deviennent des personnages venus accomplir leur destin.

Henri Duparc
Henri Duparc est un cinéaste ivoiro-guinéen. Il est reconnu comme le maître de la comédie africaine, dépeignant les sociétés africaines d’après-indépendance avec humour, ironie et tendresse. Grand amateur de cinéma et inspiré par l’œuvre de Federico Fellini, il s'est formé à l'Institut de la cinématographie de Belgrade et à l'Institut des hautes études cinématographiques de Paris (aujourd’hui la FEMIS). En 1967, il s'installe en Côte d'Ivoire, un pays qu'il adoptera comme sa patrie, le berceau de sa famille, sa source d'inspiration et la toile de fond de ses films. En 1969, il réalise son premier moyen métrage, Mouna ou le rêve d'un artiste, une fiction fantastique qui montre comment les œuvres d'un sculpteur, animées par leur âme, accomplissent leur destin. Le film fait l'ouverture de la 2e édition du FESPACO en 1971. En 1972, il signe La famille (Abusuan), présenté à la Semaine de la critique du Festival de Cannes. Henri Duparc s'aventure également dans la production télévisuelle en 1986 avec Aya, le premier feuilleton africain pour enfants. Le succès de cette série lui permet de financer un scénario écrit alors qu’il était encore étudiant, Bal Poussière, qui deviendra son plus grand succès. En 2004, il réalise son ultime film, Caramel, considéré comme son film testament puisqu’il se savait malade. Il rencontre un succès comparable à celui de Bal Poussière.






