Stagecoach
Action ! Si un mot évoque le cinéma, la tension des tournages, la focalisation des regards, c’est bien celui-là. L’action est très souvent au cœur du cinéma populaire : Harold Lloyd suspendu aux aiguilles d’une horloge dans Safety Last! (1923), Cary Grant menacé et mitraillé par un avion dans North by Northwest (1959), Franka Potente à bout de souffle dans Cours Lola, Cours (1998)... Le western, les films de cap et d’épée, ceux d’arts martiaux ou d’aventure, les polars, tous ces genres reposent sur l’action, parfois frénétique, parfois minutieusement dosée.
Des films de Sergueï Eisenstein à Gilles Carle, de John Ford à John Boorman et Werner Herzog, en passant par Paul Verhoeven, Kathryn Bigelow, Park Chan-wook, Érik Canuel et Nicolas Winding Refn, ce cycle vous promet de passer par toute la gamme des émotions, du rire aux frissons, de la peur à la satisfaction.
Lauréat de deux Oscars en 1940
En 1885, les Apaches menaçant le camp de Tonto, en Arizona, un groupe de civils est évacué en diligence. Ringo Kid, un hors-la-loi qui vient de s'évader de prison, va se joindre à eux.

John Ford
Fils d’immigrants irlandais, John Ford naît John Feeney en 1894 dans le Maine. En 1914, il part pour la Californie où il commence une carrière d’acteur aux côtés de son frère, l’acteur et réalisateur Francis Ford, auquel il emprunte son patronyme professionnel. Les années suivantes, il se forme sur les plateaux comme assistant-réalisateur et caméraman, avant de commencer à réaliser. Après avoir tourné des dizaines de films muets, dont beaucoup ont disparu depuis, il confirme son succès lors du passage au parlant et cofonde la Screen Directors Guild en 1935. À partir de Stagecoach en 1939, il enchaîne les classiques et devient célèbre en particulier pour ses westerns. Pendant la Seconde Guerre mondiale, Ford crée la Field Photographic Branch, mettant à contribution les talents d’Hollywood pour documenter les combats (il y perd un œil), le débarquement, les camps de la mort et le procès de Nuremberg. Après la guerre, il recommence à réaliser des films de fiction tout en s’opposant au maccarthysme. Il continue de tourner à un rythme soutenu jusqu’aux années 1960, additionnant des chefs-d’œuvres aux accents de plus en plus humanistes.






