The Word
Pionnier de l’histoire du cinéma, figure fondatrice du cinéma suédois, Victor Sjöström a brillé à la fois comme cinéaste et comme comédien, et a su réaliser des chefs d’œuvre dans sa Scandinavie natale aussi bien qu’aux États-Unis, à Hollywood. Ce cycle égrène sur trois mois une sélection de ses plus grands films muets, qui seront tous accompagnés au piano, ainsi que certaines de ses contributions les plus marquantes au cinéma suédois en tant qu’acteur.
Première adaptation cinématographique de la pièce théâtrale éponyme écrite en 1925 par Kaj Munk, The Word oppose un homme veuf à ses trois fils. Ceux-ci ne s’entendent pas sur leurs croyances religieuses et cela fait vivre des conflits intérieurs à chacun. Le cinéaste danois Carl Theodor Dreyer réalisera une seconde adaptation en 1955.

Gustaf Molander
Gustaf Molander était un acteur et réalisateur suédois. Ses parents était le réalisateur Harald Molander, Sr. et la chanteuse et actrice Lydia Molander. Gustaf a écrit plusieurs scénarios pour Victor Sjöström et Mauritz Stiller, qui l’a plus tard aidé a trouvé du travail comme réalisateur à la Svensk Filmindustri, où il a travaillé pendant plus de 30 ans. Au cours de sa carrière, il a réalisé 62 films. Il a souvent tourné avec Gösta Ekman, notamment Intermezzo (1936), qui a lancé la carrière d’Ingrid Bergman et qui lui a ouvert les portes d’Hollywood, où elle a joué dans le remake du film en 1939. En 1943, il a réalisé The Word (Ordet), première adaptation cinématographique de la pièce du même nom écrite par le pasteur protestant Kaj Munk – à ne pas confondre avec la version plus connue réalisée par Carl Theodor Dreyer. En 1948, Molander a réalisé ce qui devait être son dernier film, Eva, avant d’accepter, près de 20 ans plus tard, en 1967, de participer au film collectif Stimulantia dans l’objectif de travailler à nouveau avec Ingrid Berman, 30 ans après leur première collaboration.






