Le cinéma est un écran sur lequel projeter sans fard ses peurs, ses hantises et la monstruosité du monde. L’écran nous protège de ce qu’on y voit, mais le cinéma a aussi durablement ancré nos cauchemars autour de quelques images fortes (maisons vidées, greniers et sous-sols hostiles, masques démoniaques, grimaces à glacer le sang, postures inquiétantes). La Cinémathèque québécoise proposera tout au long de l’été un cycle traversant plus de cent vingt ans d’horreur, nous rappelant à quel point ce qui fait frémir le plus consiste à rendre concrètes, palpables et crédibles nos craintes les plus enfouies.
Sang-hyun est un jeune prêtre coréen, aimé et respecté. Contre l'avis de sa hiérarchie, il se porte volontaire pour tester en Afrique un vaccin expérimental contre un nouveau virus mortel. Comme les autres cobayes, il succombe à la maladie mais une transfusion sanguine d'origine inconnue le ramène à la vie. De retour en Corée, il commence à subir d'étranges mutations physiques et psychologiques : le prêtre est devenu vampire. Mais la nouvelle de sa guérison miraculeuse attire des pélerins malades qui espèrent bénéficier de sa grâce. Parmi eux, Sang-hyun retrouve un ami d'enfance qui vit avec sa mère et son épouse, Tae-Ju. Il succombe alors à la violente attirance charnelle qu'il éprouve pour la jeune femme...

Park Chan-wook
Park Chan-wook est un cinéaste sud-coréen. Largement reconnu comme l'une des figures de proue du cinéma sud-coréen et du cinéma mondial du XXIe siècle, il est connu pour ses films qui mêlent le polar, le mystère et le thriller à d'autres genres cinématographiques. Ses films se distinguent par leur photographie, leur cadrage, leur humour noir et leurs thématiques brutales. Après deux insuccès dans les années 1990, qu'il a depuis reniés, Park se fait connaître avec son troisième film, Joint Security Area (2000), qui devient le plus grand succès de la Corée du Sud à l'époque, et que Park préfère voir comme son véritable premier film. Faisant bon usage de sa nouvelle liberté créative, il réalise sa Trilogie de la vengeance : Sympathy for Mr. Vengeance (2002), Oldboy (2003) et Lady Vengeance (2005). Oldboy, aujourd'hui considéré comme l'un des meilleurs films jamais réalisés, a permis à Park d'établir sa réputation à l'extérieur de son pays natal. La plupart des films suivants ont aussi été des succès critiques et commerciaux, dont Thirst (2009), The Handmaiden (2016), qui mérite à Park le BAFTA du meilleur film en langue étrangère, et Decision to Leave (2022), pour lequel il remporte le Prix de la mise en scène au Festival de Cannes 2022. Son film de 2025, No Other Choice, a été nommé pour le Golden Globe du meilleur film en langue étrangère et sur la courte liste des Oscars dans la catégorie du meilleur film international.





