Une nef... et ses sorcières
Articulé autour de la Journée internationale des droits des femmes du 8 mars, ce cycle invite à s’immerger dans l’effervescence créatrice du cinéma féminin et féministe québécois des années 1970. Il réunit une séance-hommage à la réalisatrice et cofondatrice de Vidéo Femmes, Hélène Roy, suivie d’une discussion; deux projections d’œuvres indépendantes réalisées par des pionnières et récemment restaurées par la Cinémathèque québécoise; et la diffusion des six films de la série de l’ONF, En tant que femmes, présentés en dialogue avec le lancement du livre d’Olivier Ducharme, Nous ferons les films que nous voulons.
Suivi d'une discussion avec Nathalie Roy et Nicole Giguère, animée par Julia Minne
Pendant un an, treize auteures et actrices travaillèrent ensemble à mettre en scène La nef des sorcières, jouée au Théâtre du Nouveau-Monde en 1976. Outre des extraits de ces six monologues sur les situations et contradictions vécues par les femmes, la vidéo présente les commentaires des participantes à cette aventure.

Hélène Roy
Hélène Roy est une programmatrice, scénariste et réalisatrice indépendante québécoise. Elle a cofondé le groupe Vidéo Femmes aux côtés de Nicole Giguère et Helen Doyle en 1973. Après des études aux Beaux-Arts de Montréal, elle s'implique dans le milieu du théâtre pour enfants et du cinéma à Québec. En 1976, elle se joint à Luce Guilbeault et Nicole Brossard pour documenter la création d'une pièce de théâtre féministe et révolutionnaire : La nef des sorcières au Théâtre du Nouveau Monde. En résulte le documentaire Une nef... et ses sorcières (1977) qui témoigne de la création de cette pièce devenue mythique. Par la suite, elle réalise deux documentaires : Une chambre à soi, une maison bien à nous, en 1981, sur les centres communautaires autogérés par des femmes, suivi en 1986 de Demain, la cinquantaine, sur la ménopause. À la fin de sa carrière, elle s’implique dans le milieu des festivals avec la création de la Mondiale de films et vidéos de femmes en collaboration de Nicole Bonenfant jusqu’en 1993.
Photo : Collection personnelle d’Hélène Roy






