Winchester '73
Action ! Si un mot évoque le cinéma, la tension des tournages, la focalisation des regards, c’est bien celui-là. L’action est très souvent au cœur du cinéma populaire : Harold Lloyd suspendu aux aiguilles d’une horloge dans Safety Last! (1923), Cary Grant menacé et mitraillé par un avion dans North by Northwest (1959), Franka Potente à bout de souffle dans Cours Lola, Cours (1998)... Le western, les films de cap et d’épée, ceux d’arts martiaux ou d’aventure, les polars, tous ces genres reposent sur l’action, parfois frénétique, parfois minutieusement dosée.
Des films de Sergueï Eisenstein à Gilles Carle, de John Ford à John Boorman et Werner Herzog, en passant par Paul Verhoeven, Kathryn Bigelow, Park Chan-wook, Érik Canuel et Nicolas Winding Refn, ce cycle vous promet de passer par toute la gamme des émotions, du rire aux frissons, de la peur à la satisfaction.
Lin McAdam est à la recherche de Dutch Henry Brown avec qui il a un compte à régler. Ils s’affrontent par hasard dans un concours de tir pour gagner une carabine Winchester '73. Lin l’emporte, mais se fait subtiliser l’arme par Dutch. Lin a maintenant une deuxième raison de s’en prendre à Dutch...

Anthony Mann
Anthony Mann est un cinéaste américain. Il est connu comme un excellent réalisateur de films noirs, de westerns et de fresques historiques. Il commence sa carrière comme acteur de théâtre avant de se rendre à Hollywood où il travaille comme recruteur et directeur de casting. Il devient ensuite assistant à la réalisation, notamment pour Preston Sturges. Il fait ses débuts au cinéma avec Dr. Broadway (1942) et obtient son premier succès majeur avec T-Men (1947), s'attirant les éloges pour la réalisation de plusieurs films noirs avec des budgets restreints et des délais serrés. Pendant les années 1950, Mann se tourne vers le western, mettant en vedette des stars bien en vue de l’époque, dont James Stewart. Il le dirige dans huit films, incluant Winchester ’73 (1950). Tout en connaissant le succès aux États-Unis, ces films sont appréciés et étudiés par la critique française, dont plusieurs allaient devenir influents au sein de la Nouvelle Vague. En 1955, Jacques Rivette saluait Mann comme « l’un des quatre grands réalisateurs de l’Hollywood d’après-guerre ». Dans les années 1960, Mann se tourne vers la réalisation de films à grand déploiement, mettant en scène des épopées médiévales, un film de guerre et un thriller d'espionnage. En 1967, il meurt avant d'avoir pu achever son dernier film.





